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Les conséquences de la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima, dont on parle beaucoup même cinq ans après la tragédie, ainsi que les souvenirs terribles laissés par d’autres incidents dans le passé, poussent aujourd’hui les militants des mouvements écologistes à renforcer leurs campagnes contre l’énergie atomique.

Les menaces représentées par les centrales nucléaires sont largement connues, mais les autorités de certains pays ne semblent pas être prêtes à renoncer complètement à cette source d'énergie.

Selon les résultats des études spécifiques qui ont été récemment rendues publiques par le Conseil japonais des organisations des consommateurs, des traces d'éléments radioactifs n'ont pas été retrouvées dans les échantillons de produits alimentaires provenant des préfectures autour de la centrale nucléaire de Fukushima.

Finalement, le gouvernement japonais a permis à 70% des personnes évacuées de la région de revenir au printemps 2017. Cette décision implique également le refus de verser des indemnités à ceux qui ne veulent pas retourner dans la région en question. Un certain nombre de victimes de la catastrophe de 2011 sont mécontentes de cette attitude.

Selon Takada Hisayo, chef des projets énergétiques de Greenpeace au Japon, un nombre important de problèmes liés à la catastrophe ne sont pas résolus. Il est persuadé que les autorités japonaises, ainsi que la société Tokyo Electric Power Co. (TEPCO), opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, ne veulent pas reconnaître que de graves problèmes ont toujours lieu.

Par conséquent, Greenpeace continue d'insister sur les menaces représentées par les conséquences des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, et de prôner ainsi le refus total de l'énergie nucléaire partout dans le monde. L'organisation a récemment publié le rapport concerné.

Selon Rachid Alimov, coordinateur du programme toxicologique de Greenpeace en Russie et l'un des auteurs du rapport, qui s'exprime à ce sujet dans un entretien accordé à Sputnik, l'irradiation constitue un grave problème dans les régions aux environs de la centrale nucléaire de Tchernobyl détruite en 1986.

Le militant souligne que bien que dans les localités le niveau de radiation ne dépasse pas les chiffres critiques, les forêts et les produits liés restent très contaminés. Dans cette situation, les habitants continuent d'être soumis à l'irradiation via les arbres et tout ce qui est fait en bois, ainsi que via les produits alimentaires.

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Tags:
énergie, centrale nucléaire, centrale nucléaire de Fukushima, Greenpeace, Japon
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