Ecoutez Radio Sputnik
    Un garçon

    Syrie: il aurait fallu écouter la Russie

    © REUTERS / Bassam Khabieh
    International
    URL courte
    1081436
    S'abonner

    Si l'Occident avait tenu compte des déclarations de Moscou, il aurait été possible d'éviter la détérioration de la situation en Syrie, estime l'ancien envoyé spécial de l'Onu et de la Ligue arabe pour la Syrie.

    L'ancien ministre algérien des Affaires étrangères et ancien envoyé spécial de l'Onu et de la Ligue arabe pour la Syrie Lakhdar Brahimi n'est pas y allé par quatre chemins pour expliquer le fonds et le tréfonds de la crise syrienne.

    En répondant à la question de savoir si "le monde musulman avait en effet laissé tomber la Syrie, l'avait trahi", M.Brahimi  a tout de suite mis les cartes sur la table.

    "Oui, j'en ai parlé publiquement. Il est cependant à préciser qu'il s'agit non seulement du monde musulman mais également du monde entier. Je veux dire: qu'ont fait les Américains? Les Français? Les Anglais? Personne n'a aidé les Syriens. Les gens répétaient les mêmes slogans. D'un côté, +Bachar doit partir+, et de l'autre, +Ce sont tous des terroristes+. Donc, ils sont tous coupables", a-t-il asséné dans une interview à la chaîne Al Jazeera.

    En outre, Lakhdar Brahimi a commenté le message des médias selon lequel la Russie aurait eu l'intention de passer un marché en 2012 afin que le président syrien Bachar el-Assad quitte son poste.

    "Je crois qu'il faut préciser que les Russes ont eu une vision beaucoup plus réaliste que les autres. Peut-être que tout le monde ferait mieux de… Nous avons parlé avec eux et les avons écoutés. Mais je crois que tout le monde ferait mieux d'écouter davantage les Russes. Ils étaient au courant de la situation en réalité", a-t-il déploré.

    "Est-il possible que nous ayons perdu l'occasion de mettre un terme à la guerre en 2012?", a demandé le journaliste.

    "Une telle occasion existait. Si tout le monde avait eu une meilleure compréhension de ce qui se passait en Syrie, on aurait pu régler le conflit en 2012", a conclu l'ancien envoyé spécial de l'Onu et de la Ligue arabe pour la Syrie.

    Lire aussi:

    L'Otan admet l'efficacité des forces aériennes russes en Syrie
    Pas de trêve pour Erdogan: Ankara enverrait des réfugiés combattre en Syrie
    Des armements pour les terroristes acheminés en continu de Turquie vers la Syrie
    Tags:
    crise, guerre, Bachar el-Assad, Lakhdar Brahimi, Royaume-Uni, France, États-Unis, Russie, Syrie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik