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    Staffan de Mistura

    L'Onu dément l'existence d'un plan B pour la Syrie

    © REUTERS / Denis Balibouse
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    L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie Staffan de Mistura a démenti l'existence d'un plan B de règlement du conflit syrien évoqué précédemment par les médias.

    Dans une interview accordée à Al Jazeera, l'émissaire du secrétaire général de l'Onu a nié l'existence d'un plan B de règlement du conflit syrien à part les négociations de paix  intersyriennes à Genève.

    "Le plan B, autant que nous pouvons le voir, est la continuation d'un conflit horrible. Savez-vous qui en seront les victimes? C'est le peuple syrien. Je ne pense pas qu'il y ait un plan B réel,  hormis un travail intense visant à faire aboutir une solution politique sur la base du communiqué de Genève", a dit M. de Mistura.

    Le Wall Street Journal avait déclaré précédemment que les Etats-Unis préparaient un plan B en cas d'échec du cessez-le-feu. Selon le quotidien, la Maison blanche envisageait, en guise que scénarios  possibles, l'octroi aux opposants syriens de données de reconnaissance afin qu'ils puissent mieux se protéger contre les frappes aériennes russes ou de nouvelles sanctions économiques contre la Russie.

    Information démentie par le ministère russe des Affaires étrangères. Le ministre, Sergueï Lavrov, était formel:

    "On a tout dit sur ce plan B: il n'y en a pas et il n'y en aura pas. Personne (ni la Russie, ni les Etats-Unis) ne l'envisage".

    Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré qu'il était encore tôt pour parler d'un tel plan. "L'objectif prioritaire est le cessez-le-feu eu égard aux groupes soutenant cette initiative", a-t-il expliqué.

    Le 27 février, un cessez-le-feu, initié par Moscou et Washington, a été instauré en Syrie. Aux termes des accords acceptés par les forces gouvernementales et les principaux groupes de l'opposition, la trêve prévoit l'arrêt de toutes les hostilités, à l'exception des frappes contre Daech, le Front al-Nosra et les autres groupes reconnus comme terroristes par le Conseil de sécurité de l'Onu.

    Les négociations sur le règlement du conflit syrien sont prévues lundi 14 mars. L'opposition syrienne, initialement réfractaire à cette idée, a consenti à y participer. Le chef de la délégation de l'opposition Assad al-Zoabi et le principal négociateur Mohammed Alloush sont déjà arrivés à Genève.

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    Tags:
    plan B, négociations inter-syriennes, trêve, Kremlin, Front al-Nosra, Etat islamique, Staffan de Mistura, Dmitri Peskov, Sergueï Lavrov, Syrie, États-Unis, Russie
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