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    Sanctions antirusses: Italie et Hongrie hostiles à un prolongement automatique

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    Les sanctions antirusses ne doivent pas être considérées comme allant de soi, mais discutées au plus haut niveau, estiment les chefs des diplomaties italienne et hongroise.

    L'Italie et la Hongrie se sont déclarées fermement opposées au renouvellement automatique ainsi qu'au renforcement des sanctions antirusses, rapporte l'agence Reuters.

    La déclaration a été faite à l'issue d'une rencontre entre les chefs de la diplomatie européenne, à laquelle ont également participé le secrétaire d'Etat américain John Kerry et la représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini.

    L'agence souligne que c'était la première réunion de l'année 2016 au cours de laquelle la question les démarches ultérieures des Vingt-Huit à l'égard de Moscou e été évoquée.

    "À l'étape actuelle, nous ne pouvons pas considérer toute décision comme allant de soi", a indiqué le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni.

    "L'UE ne peut pas décider des sanctions en balayant les problèmes sous le tapis. Nous espérons que la question des sanctions sera discutée au plus haut niveau. La décision ne peut pas être automatique", a renchéri de son côté Peter Szijjarto.

    Federica Mogherini, critique à l'idée de la levée des sanctions, a quant à elle rétorqué que les décisions de ce type n'avaient jamais été prises sans discussion politique. Cette déclaration a trouvé un appui auprès du chef de la diplomatie lithuanienne Linas Linkevicius, qui s'est dit opposé à la révision de la politique des sanctions.

    Les sanctions antirusses sèment le désaccord entre les Vingt-Huit, observe l'agence. Les pays de l'UE n'arrivent pas à s'entendre sur la question du renouvellement des sanctions contre le système bancaire russe, son industrie militaire et son secteur énergétique.

    Début mars, l'Union européenne a prolongé jusqu'au 15 septembre 2016 les sanctions visant "les actions menées contre l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine". L'Europe avait ainsi gelé les avoirs de 149 personnes physiques et 37 personnes morales, parmi lesquelles figurent des chefs d'entreprises et de hauts responsables russes, ainsi que des miliciens et les dirigeants des Républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk.

    Outre les sanctions individuelles, l'Union européenne a introduit des restrictions économiques contre la Russie, valables jusqu'au 31 juillet 2016, ainsi que des sanctions contre la Crimée, dont la date d'expiration est fixée au 23 juin 2016.

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    sanctions antirusses, Union européenne (UE), Federica Mogherini, Italie, Hongrie, Russie
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