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    Hillary Clinton

    Hillary Clinton, une candidate à la mémoire courte

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    Prenant la parole dans l’Illinois, Hillary Clinton a déclaré que Washington n’a essuyé aucune perte en Libye pendant son mandat comme secrétaire d’État. Sauf que personne n'a oublié les victimes de l’attaque du consulat américain de Benghazi.

    "Nous n'avons pas perdu une seule personne en Libye", a déclaré mardi la candidate à la Maison Blanche, citée par la chaîne américaine Fox News.

    Mais à l'évidence, la mémoire fait défaut à Mme Clinton.

    Le 11 septembre 2012 un attentat a visé le consulat américain de Benghazi. Il a coûté la vie à Christopher Stevens, l'ambassadeur américain en Libye, et à trois autres Américains, deux anciens militaires, Tyrone Woods et Glen Doherty, et Sean Smith, spécialiste des technologies de l'information.

    Pour mémoire, l'attaque de Benghazi a provoqué une virulente polémique à Washington et a fait l'objet d'une enquête du Congrès américain. En octobre 2015, Hillary Clinton, alors secrétaire d'État, a été interrogée par les membres de la commission du Congrès. Par la suite, elle a reconnu ses responsabilités dans le bilan de l'attaque.

    Accusé par les Républicains, le Département d'État américain, dirigé à l'époque par Hillary Clinton, en était, lui aussi, en partie coupable. Les hauts fonctionnaires du Département auraient traité avec négligence les avertissements sur des menaces à l'égard des diplomates américains en poste à Benghazi. La plupart des membres du Sénat en avaient déduit que l'attaque aurait pu être évitée.

    L'attaque a eu lieu dans la ville libyenne de Benghazi, le 11 septembre 2012. Des hommes armés ont tiré des roquettes sur le bâtiment du consulat américain, faisant trois morts et un blessé parmi les fonctionnaires. L'ambassadeur américain en Libye, Christophe Stevens, est décédé des suites de ses blessures. L'attaque a été provoquée par la sortie du film "L'innocence des musulmans" aux États-Unis. Un film politico-religieux jugé offensant à l'égard de l'Islam, selon les assaillants.

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    Tags:
    diplomates, Hillary Clinton, Benghazi, Libye, États-Unis
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