International
URL courte
Procès du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, 2010-2018 (91)
21535
S'abonner

Le Foreign Office considère que la décision du groupe de travail de l'Onu (WGAD) sur la détention arbitraire de Julian Assange est une erreur.

Le secrétariat britannique aux Affaires étrangères a qualifié d'erreur la décision du WGAD (Working group on arbitrary detention) concernant le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Londres a présenté jeudi une réponse officielle à cette décision.

"L'avis du groupe de travail de l'Onu est profondément erroné, car M. Assange n'a jamais été détenu arbitrairement", lit-on dans le document émis par le Foreign Office.

Le 5 février, le WGAD avait pris une décision favorable à Julian Assange, reconnaissant que sa privation de liberté était illégale. Le groupe de travail avait en outre appelé le Royaume-Uni à le libérer et à lui verser une compensation. Cette décision faisait suite à la déclaration des autorités britanniques selon laquelle le fondateur de WikiLeaks serait arrêté dès qu'il aurait quitté l'ambassade d’Equateur à Londres.

Julian Assange
© AFP 2020 Justin Tallis
Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères Philip Hammond avait à l'époque qualifié "d'absurde" la décision du WGAD et déclaré que Julian Assange était un "criminel en fuite".

Depuis 2012, le célèbre lanceur d'alerte se réfugie à l'ambassade d'Equateur à Londres afin d'éviter une extradition vers la Suède où il doit être entendu dans le cadre d'une enquête pour viol et agression sexuelle. Julian Assange refuse de se rendre en Suède de crainte d'être réextradé vers les Etats-Unis où il pourrait tomber sous le coup d’une condamnation pour avoir révélé les nombreuses dérives de la politique américaine.

Dossier:
Procès du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, 2010-2018 (91)

Lire aussi:

Avocat d'Assange: la Suède doit satisfaire à ses propres exigences
Moscou soutient la libération de Julian Assange
Affaire Assange: l’Equateur exige des indemnités
«Une catastrophe pour la France»: un chef des urgences évoque un possible reconfinement
Tags:
extradition, ambassade, Groupe de travail de l'Onu sur la détention arbitraire (WGAD), Foreign Office, Julian Assange, États-Unis, Suède, Londres, Royaume-Uni
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook