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    Pyongyang menace de frapper Séoul si ce dernier ne s’excuse pas pour les exercices

    Pyongyang menace de frapper Séoul si ce dernier ne s'excuse pas pour les exercices

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    La Corée du Nord exige des excuses de la présidente sud-coréenne pour les exercices militaires conjoints américano-sud-coréens engageant 17.000 militaires américains.

    Les militaires nord-coréens ont menacé d'attaquer Séoul si la présidente sud-coréenne Park Geun-hye ne présentait pas des excuses pour les exercices militaires conjoints avec les Etats-Unis, au cours desquels ils avaient simulé une attaque préventive contre les installations nucléaires nord-coréens, rapporte l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.

    Selon l'agence, le commandement des forces d'artillerie de l'Armée populaire de Corée (APC) a lancé samedi son "dernier avertissement", indiquant que le gouvernement sud-coréen devait fournir des excuses officielles à la nation coréenne pour ses "crimes".

    "Si notre dernier avertissement est ignoré, notre artillerie à longue portée passera à des opérations militaires impitoyables. On ne doit pas oublier que Cheong Wa Dae (la résidence de la présidente sud-coréenne, ndlr) se trouve dans notre horrible rayon de feu concentré", a averti l'APC, citée par Yonhap.

    La semaine dernière, le comité nord-coréen en charge des affaires intercoréennes a publié une déclaration menaçant de brûler le palais présidentiel de Séoul et de le réduire en cendres. Il s'est dit également prêt à entamer une guerre contre les Etats-Unis et la présidente sud-coréenne.

    Lundi dernier, la Corée du Nord a réalisé cinq tirs de missiles en direction de la mer du Japon. Il s'agit du troisième essai de missiles réalisé par Pyongyang en deux semaines. Cette démonstration de force est une réponse à l'organisation d'exercices américano-sud-coréens engageant 17.000 militaires américains. Les manœuvres visent notamment à reproduire la neutralisation, en cas de guerre, des dirigeants nord-coréens et de leurs arsenaux nucléaires.

    La situation dans la péninsule s'est aggravée après le quatrième test nucléaire nord-coréen, effectué le 6 janvier 2016 et le lancement par Pyongyang, le 7 février, d'un satellite à l'aide d'une fusée porteuse pouvant être utilisée pour réaliser une frappe nucléaire à une distance de 12.000 km.

    Suite à cela, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté à l'unanimité les sanctions les plus sévères imposées à la Corée du Nord en plus de 20 ans.

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    frappe préventive, Armée populaire de Corée (APC), agence Yonhap, Pyongyang, Séoul, Corée du Nord, Corée du Sud
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