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    Barack Obama et Recep Tayyip Erdogan

    Washington réserve un accueil glacial à Erdogan

    © AFP 2019 Mandel NGAN
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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé aux États-Unis. Or, le président américain a laissé planer le doute sur la possibilité d’une rencontre officielle. Pour l’instant, c’est le vice-président des États-Unis Joe Biden qui est chargé de s’entretenir avec M. Erdogan.

    Les relations entre les États-Unis et la Turquie semblent être tendues ces derniers temps. La polémique enfle autour de la rencontre américano-turque et les rumeurs concernant son éventuelle annulation se multiplient, montrant clairement qu'il y a un coup de froid entre Washington et Ankara.

    Si en 2013, lors de la dernière visite du président turc à Washington, Barack Obama a réservé à M. Erdogan un accueil chaleureux, le qualifiant d'ami et de partenaire, aujourd'hui M.Erdogan fait partie des dirigeants qui irritent le président des États-Unis, selon la revue américaine The Atlantic.

    The Atlantic, à qui le président américain a accordé une interview, indique: "Auparavant, Recep Tayyip Erdogan était pour Barack Obama un dirigeant musulman modéré, capable de jeter un pont entre l'Orient et l'Occident. Cependant, aux yeux du président américain, il est à présent un homme politique autoritaire et un partenaire médiocre".

    Lorsque la Turquie a commencé à bombarder les Kurdes en Syrie, partenaires-clé de Washington dans la lutte contre Daech, il s'est avéré évident que les objectifs de la politique extérieure des deux pays divergeaient fortement.

    "Nous appelons Ankara à cesser les tirs à travers la frontière", a indiqué alors le porte-parole américain Mark Toner.

    Par ailleurs, personne n'a oublié les persécutions massives ordonnées par les autorités turques contre les représentants des médias.

    "Quand les médias sont intimidés ou les journalistes emprisonnés pour des publications critiques, quand la liberté sur Internet est réduite, quand les médias sociaux tels que YouTube ou Twitter sont bloqués et que plus de 1.000 universitaires sont accusés de trahison, ce n'est pas un bon exemple à donner", a lancé Joe Biden en visite en Turquie début 2016, réagissant aux événements.

    Le Pentagone a annoncé hier qu'il allait évacuer 670 personnes de Turquie en raison de menaces sur leur sécurité. Un signe de plus que la confiance de Washington envers la Turquie est minée et que même si la rencontre a lieu, les relations entre Washington et Ankara traversent une période difficile.

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    Kurdes, liberté de la presse, relations, visite, Barack Obama, Recep Tayyip Erdogan, Turquie, États-Unis
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