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    Démission chez Transparency International après les Panama Papers

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    Gonzalo Delaveau, président de la représentation chilienne de Transparency International a donné sa démission lundi après la parution des Panama papers: l'investigation journalistique, qui s'appuie sur les documents du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, a montré qu'il était lié à au moins cinq sociétés offshores.

    Selon la page Twitter de l'organisation, la démission de Gonzalo Delaveau a été acceptée par le conseil d'administration, rapporte l'agence de presse Reuters.

    Les documents de Mossack Fonseca, cabinet d'avocat spécialisé dans la création de sociétés offshores, ont révélé que Gonzalo Delaveau serait lié aux compagnies Turnbrook Corporation, DK Corporation, Heatlhey International Inc, Turnbrook Mining Ltd et Vizcachitas Ltd — toutes enregistrées dans les îles Vierges britanniques.

    Devant la presse, il a avoué n'être le directeur que de Tumbrook Mining et que, dans les autres cas, il représentait les intérêts des compagnies mentionnées "en tant qu'avocat et juriste". Il s'est dit également "extrêmement surpris" par l'activité de Mossack Fonseca.

    Delaveau a démissionné seulement quelques heures après que le fisc chilien a annoncé l'examen de l'identité des Chiliens mentionnés dans les Panama Papers.

    Suite à ce scandale, Transparency International a appelé tous les dirigeants du G20 à se réunir "immédiatement" et à interdire les offshores dans le monde entier. Le communiqué de l'organisation déclarait que l'enquête avait révélé comment un réseau d'avocats, de banquiers et d'hommes politiques avait caché des richesses illégales à travers le monde. Transparency International a appelé les pays du G20 à faire de la transparence des registres de propriété une norme internationale et à décréter des sanctions contre les pays qui ne respecteraient pas ce principe légal.

    L'organisation a également exigé d'instaurer des registres d'État publics des propriétaires bénéficiaires de toutes les compagnies pour empêcher les individus corrompus de cacher leur argent dans les offshores et les trusts via des personnes interposées, au nom desquelles est enregistré le droit de propriété.

    Dimanche 3 avril, un réseau de centaines de journalistes représentant différents médias ont révélé un réseau d'offshores impliquant des dirigeants mondiaux, dans le cadre d'une enquête conjointe basée sur une fuite de Mossack Fonseca. Une grande partie des Panama Papers est consacrée à l'"entourage proche" de Vladimir Poutine. L'enquête mentionne également des manipulations offshores avec la participation de députés, de gouverneurs et de responsables militaires russes. Il y est également question de hauts dirigeants chinois, azerbaïdjanais, égyptiens, islandais ou encore ukrainiens.

    Les autorités de nombreux pays dont le Royaume-Uni, la France, l'Espagne, l'Autriche, la Suède, la Belgique, la Norvège, les Pays-Bas, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, ont déjà fait part de leur disposition à participer à l'enquête sur les cas de blanchiment d'argent.

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