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Le premier ministre britannique a bien accueilli la réaction des autorités néerlandaises au référendum sur la ratification de l'accord d'association entre Kiev et Bruxelles, en soulignant une fois de plus que l'Ukraine n'était pas encore prête à devenir membre de l'Union européenne.

L'Europe doit écouter attentivement l'avis des électeurs néerlandais qui se sont prononcés mercredi 6 avril contre l'association entre les Pays-Bas et l'Ukraine, a déclaré le premier ministre britannique David Cameron, cité par le média écossais HeraldScotland.

"Il importe que les institutions européennes et le gouvernement néerlandais écoutent attentivement ce que disent les électeurs pour essayer de comprendre et de travailler en fonction de ce résultat", a indiqué M.Cameron, intervenant jeudi devant les étudiants lors d'un débat public à Exeter (sud-ouest du Royaume-Uni).  

Et d'ajouter qu'on ne pouvait toutefois que saluer l'aspiration de l'Ukraine à se rapprocher de l'Europe. 

"Je ne pense pas cependant que cela signifie l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne ou l'instauration de la libre circulation entre l'Ukraine et le Royaume-Uni", a insisté le chef du gouvernement britannique. 

Par ailleurs, il a dit espérer que le non des Néerlandais à un accord d'association entre l'Ukraine et l'Union européenne "n'affecterait pas" le résultat du référendum sur un maintien ou non de son pays dans l'UE prévu le 23 juin. 

"C'est une question très différente", a relevé le premier ministre britannique, en espérant que le vote aux Pays-Bas n’influencerait pas les résultats du référendum britannique. 

61% des Néerlandais se sont prononcés contre la ratification de l'accord d'association entre l'Union européenne et l'Ukraine, et ce résultat est devenu un symbole pour les eurosceptiques. Le premier ministre britannique, qui plaide pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Union, veut éviter à tout prix une contagion de cet euroscepticisme. 

Le fondateur du Parti pour la liberté, parti politique hollandais nationaliste et islamophobe, Geert Wilders, a déclaré en amont que les résultats du référendum néerlandais inciteraient les Britanniques à voter pour la sortie (Brexit) de l'UE lors du référendum prévu au Royaume-Uni le 23 juin prochain. 

"C’est le début de la fin de l’UE", a affirmé ce député d’extrême droite, qui avait activement mené campagne pour le non.

Selon le quotidien allemand Der Spiegel, le "non" des Néerlandais au référendum sur l'accord d'association entre l'Ukraine et l'Union européenne témoigne d'une crise profonde au sein de l'UE et porte un coup à la communauté. 

Le référendum sur la ratification de l'accord d'association entre l'UE et l'Ukraine s’est tenu le 6 avril aux Pays-Bas. D'après les sondages à la sortie des urnes, 61,1% des électeurs se sont prononcés contre l'accord et 38,1% ont voté pour. La participation était de 32,2% et a donc dépassé la limite des 30% requis pour valider le scrutin. 

Le Comité électoral des Pays-Bas annoncera les résultats officiels du référendum le 12 avril. Selon le premier ministre néerlandais Mark Rutte, le pays pourrait renoncer à ratifier l'accord d'association entre l'UE et l'Ukraine.

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Tags:
Accord d'association Ukraine-UE, vote, référendum, Spiegel, Union européenne (UE), Mark Rutte, Geert Wilders, David Cameron, Ukraine, Pays-Bas, Royaume-Uni
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