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    Au secours! Les ninjas de Poutine ont-ils envahi l’Europe?

    Au secours! Les ninjas de Poutine ont-ils envahi l’Europe?

    © AFP 2019 Patrik Stollarz
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    Les services secrets russes s'emploient à implanter leurs espions partout à l'étranger? Bien sûr, et des journalistes allemands jurent en avoir trouvé les preuves!

    Tout un réseau d'espions chargés d'effectuer des opérations subversives est présent partout dans le monde… Mais qui peut être derrière? Vladimir Poutine, bien sûr! Des journalistes allemands ont, selon leurs dires, découvert les écoles d'arts martiaux du président russe. Les employés des services russes de renseignement militaire s'occupent du recrutement de nouveaux membres alors que ces derniers apprennent des techniques de combat russes dans les écoles, lit-on dans le journal Bild.

    Les combattants bien cachés, "dormants", implantés dans plusieurs pays sont le principal cauchemar de tous les gouvernements. Maintenant, ce cauchemar semble devenir réalité, vu que — à en juger par les déclarations des médias allemands — le chef d'Etat russe a déjà déployé ses milices clandestines tant en Allemagne que dans d'autres pays européens.

    D'où proviennent de telles informations?

    Les médias font référence à leurs propres sources et enquêtes conduites par l'auteur de livres sur la Russie et biographe de Vladimir Poutine, Boris Reitschuster. Dans son livre intitulé "La guerre cachée de Poutine", il s'appuie sur un dossier obtenu par un service secret d'Europe occidentale.

    Un des points essentiels du dossier porte sur une technique de combat russe prénommée systema. Cette technique de combat et de neutralisation de l'ennemi a été et est enseignée aux employés soviétiques et russes, racontent les journalistes. Dans les écoles sportives où on l'enseigne, s'entrainent traditionnellement de simples sportifs, mais ce sont des services de renseignement militaire qui sont derrière, ces agents du Kremlin, soldats retraités des divisions d'élite ayant une licence de "meurtre silencieux", précisent-ils.

    Quelles tâches ces agents doivent-ils accomplir?

    Concernant les buts principaux qu'affrontent ces agents du Kremlin, il s'agit bien sûr d'embraser des troubles dans des régions concrètes, de recruter de futurs agents, de déformer des mouvements politiques et sociaux, ainsi que de promouvoir les idées anti-démocratiques.

    En Allemagne, les journalistes mentionnent en tant qu'exemples de l'activité des espions le mouvement Pegida, le soutien des populistes de droite et de gauche, ainsi que des campagnes ciblées de désinformation parmi les soi-disant Allemands russes.

    Ainsi, il ne faut jamais sous-estimer les agents russes, croient les journalistes allemands.

    Mais d'où provient cette crainte?

    Depuis les années 1990, des combattants des régiments d'élite ont prétendument pénétré l'Europe en tant qu'agents "dormants", explique le Bild. Ils ont fondé un réseau d'écoles promouvant le systema russe et fonctionnant de Toronto jusqu'en Suisse en passant par l'Allemagne.

    Début mars, le vice-président du Service fédéral de renseignement allemand BND Guido Müller (service extérieur) et le chef de l'Office fédéral allemand de protection de la constitution Hans-Georg Maassen (service intérieur) avaient déclaré que la Russie s'employait à conduire des actions ciblées pour déstabiliser l'Allemagne.

    Ensuite, le gouvernement allemand avait réclamé que les services secrets mènent une enquête sur les activités russes sur le sol allemand. Vu que les chefs du renseignement faisaient référence à l'histoire retentissante de l'adolescente berlinoise de 13 ans d'origine russe kidnappée et violée par des migrants, c'est elle qui a déclenché l'enquête.

    Auparavant, les gens appartenant majoritairement à la diaspora russe en Allemagne étaient descendus dans les rues pour exiger de traduire en justice les coupables, persuadés que la police couvrait les assassins et les violeurs. Malgré tout, la police a déclaré en fin de compte que "suite à l'investigation, le commissariat spécial de la police criminelle de Berlin a statué que l'adolescente n'avait pas été kidnappée et violée". Malgré les promesses du chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, Moscou n'a finalement reçu aucune information au sujet de l'enquête sur l'adolescente berlinoise d'origine russe. Ce dernier s'était auparavant engagé à fournir régulièrement des informations à Moscou.

    A l'issue de l'enquête, les services secrets allemands ont très logiquement conclu que les autorités russes s'ingéraient régulièrement dans la politique intérieure allemande et se servaient des médias russes pour dénigrer l'Allemagne et son gouvernement. Leur conclusion préférée: la faute revient toujours à la Russie!

    Vu cette logique illogique, la crainte allemande des milices poutiniennes mythiques devient compréhensible et même suscite de la compassion.

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    propagande antirusse, propagande, Kremlin, Guido Müller, Hans-Georg Maassen, Frank-Walter Steinmeier, Vladimir Poutine, Allemagne, Russie
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