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    Droits des femmes: les Iraniennes guettent les changements

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    Une réforme dans le domaine des droits des femmes et des affaires familiales est largement discutée en Iran. En fait, à l'issue des dernières législatives, le nombre de sièges occupés par des femmes au parlement iranien a cru pour attendre 20, dont 14 représentent la faction des "réformateurs".

    Les discussions au sujet des droits des femmes prennent de l'ampleur dans les médias iraniens. Récemment, la vice-présidente chargée des femmes et des affaires familiales, Shahindokht Molaverdi, et l'ex-ministre de la Santé du pays, Vakhid Dastjerdi, ont évoqué ce thème dans une émission télévisée. Elles ont noté que quoique l'ancien parlement ait adopté une série de décisions d'importance cruciale relatives aux droits des femmes, elles sont restées sur le papier.

    Les femmes de la république islamique placent donc tout leur espoir dans le nouveau Majlis (parlement). D'ailleurs, il a déjà été annoncé que le parlement s'apprêtait à examiner le projet de loi prévoyant une réforme dans le domaine des droits des femmes et des affaires familiales.

    La plupart des lois relatives aux femmes et aux affaires familiales datent du siècle passé, explique Fatemeh Sanaei Nesab, experte du ministère iranien de la Justice.

    "Au cours de ces dernières années, une série d'amendements ont été apportés aux actes règlementaires, ce qui a permis d'améliorer les conditions des femmes. Toutefois, ce processus doit être constamment contrôlé. Aujourd'hui, la société iranienne est à moitié constituée de femmes, qui, si nous pouvons le dire, constituent le principal capital de la main d'œuvre. Elles jouent un rôle très important dans le développement économique du pays, sans oublier qu'elles jouent le rôle principal dans la formation des générations à venir, dont dépend l'avenir de notre nation", indique l'experte dans un entretien à Sputnik.

    Et d'ajouter qu'actuellement les femmes iraniennes "sont plus actives que les hommes dans les domaines scientifique et académique. Sans modestie superflue, les résultats qu'elles affichent sont également supérieurs à ceux des hommes. C'est grâce à ces résultats que le pays progresse tant du point de vue économique que culturel et social". En même temps, la plupart d'entre elles conjuguent ces activités avec le ménage et l'éducation des enfants.

    "Il est donc crucial que cette catégorie, les femmes, reçoive un soutien d'Etat, qui pourrait se traduire dans une diminution du nombre d'heures passées au travail. Ceci étant dit, ce modèle ne sera pas favorisé par le secteur privé, tout patron étant intéressé par ce que ses employés travaillent à plein temps. Il est donc nécessaire que l'Etat prévoie des privilèges pour les employées du secteur privé, en leur proposant par exemple tous les types d'assurances", explique Fatemeh Sanaei Nesab.

    En Iran, la plupart des lois essentielles sont adoptées par la majorité masculine des parlementaires. Ainsi, pour parvenir à résoudre les problèmes des femmes dans leur ensemble, il est important d'augmenter le nombre de ces dernières au sein des institutions politiques, législatives et judiciaires.

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    Tags:
    droits des femmes, femmes, développement, loi, justice, parlement iranien, Vakhid Dastjerdi, Shahindokht Molaverdi, Iran
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