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Les négociations récentes des représentants de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) dans la capitale qatarie Doha n’ont porté aucuns fruits. Au premier regard, la position de l’Iran qui refuse de geler la production pétrolière en semble être la cause essentielle. Mais est-ce toute la vérité?

Bien que la position iranienne puisse être considérée comme l'obstacle principal à la réussite des négociations, des facteurs plus profonds que sont les intérêts des Etats-Unis et de l'Arabie saoudite se cachent derrière cette explication qui semble être si simple, estime Necdet Pamir, président de la Commission sur l'énergie du Parti républicain du peuple et expert sur les ressources énergétiques, dans un entretien accordé à Sputnik.

Selon M.Pamir, l'Arabie saoudite essaie de bloquer le retour de l'Iran sur le marché pétrolier, retour chargé de regagner les positions qui étaient perdues. Les Etats-Unis qui restent à 25% dépendants de ressources énergétiques extérieures, ne pourraient que saluer les prix bas du pétrole d'aujourd'hui, et l'Union européenne, elle aussi, pourrait valider la situation actuelle, indique l'interlocuteur de Sputnik.

"Pour les Saoudiens, l'Iran est l'ennemi numéro un. Sous le nez de l'Amérique, le Venezuela soutient de façon active Cuba, et est parmi les pays ayant les ressources pétrolières et gazières les plus grandes dans le monde", explique l'expert.

M.Pamir souligne que la position de l'Arabie saoudite est directement liée à la stratégie à long terme adoptée par ce pays. Bien que la chute des prix pétroliers nuise ces derniers temps à l'économie saoudienne, Riyad compte dégager des bénéfices dans le futur, suite à l'affaiblissement possible de ses concurrents.

Cependant, les réserves financières de l'Arabie saoudite, s'élevant à 750 milliards de dollars, ne pourront pas aider la monarchie à poursuivre une telle politique longtemps, compte tenu des dépenses dans les opérations militaires au Proche-Orient, conclut l'interlocuteur de Sputnik.

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Tags:
négociations, pétrole, Doha, Qatar, Arabie Saoudite, Iran, États-Unis
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