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    Barack Obama et David Cameron

    Nulle part sans les USA: Obama menace Londres en cas de Brexit

    © AFP 2019 BEN STANSALL
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    Le Royaume-Uni en attente du référendum sur le Brexit (2015) (77)
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    Le président américain ne cesse d'imposer sa volonté partout où il se trouve. Ainsi, lors de sa visite à Londres, Barack Obama a menacé le Royaume-Uni de conséquences sur les relations commerciales des deux pays en cas de Brexit.

    M. Obama a prévenu que le Royaume-Uni pourrait "passer en queue de peloton" des relations commerciales avec les Etats-Unis s'il choisit de quitter l'Union européenne à l'issue du référendum du 23 juin, une question qui déchire le pays.

    "Certains pensent peut-être qu'il y aura un accord de libre échange USA/Royaume-Uni, mais cela n'arrivera pas de sitôt (…) Le Royaume-Uni sera en queue de peloton", a-t-il déclaré vendredi dernier lors d'une conférence de presse à Londres avec le premier ministre britannique David Cameron.

    Et d'ajouter: "Nous sommes concentrés sur les négociations avec le grand bloc", c'est-à-dire l'Union européenne.

    Dès son arrivée à Londres pour une visite de quatre jours, M. Obama s'est impliqué dans la bataille du référendum en se prononçant en faveur du maintien de son allié britannique au sein de l'UE.

    "L'UE ne diminue pas l'influence britannique — elle l'augmente", a écrit M. Obama dans une tribune au ton très personnel parue dans le quotidien Daily Telegraph.

    Malgré les soi-disant bonnes intentions du leader américain, les partisans du Brexit ont dénoncé les propos de M. Obama sur le sujet et ont hurlé à l'ingérence.

    Ainsi, le maire de Londres, Boris Johnson, a accusé le président américain d'"hypocrisie" et d'"incohérence", déclarant que les Etats-Unis n'accepteraient jamais pour eux-mêmes les limitations de souveraineté que les membres de l'UE ont consenties.

    "Que les Etats-Unis nous disent que nous, au Royaume-Uni, devons céder le contrôle d'une bonne partie de notre démocratie est un exemple stupéfiant du principe +Faites ce que je dis et non ce que je fais+", a estimé le maire de Londres dans le quotidien populaire The Sun.

    M. Johnson a également rappelé les racines kényanes président américain. Le grand-père de M. Obama a grandi au Kenya, une ancienne colonie britannique, ce qui témoigne, selon le maire, de son hostilité envers le Royaume-Uni.

    Dossier:
    Le Royaume-Uni en attente du référendum sur le Brexit (2015) (77)

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    Union européenne (UE), David Cameron, Barack Obama, Royaume-Uni, Londres, Europe, États-Unis
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