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Les représentants de deux localités ukrainiennes, renommées dans le cadre de la politique de décommunisation, ont saisi la justice pour contester cette décision de la Rada suprême (parlement) qui détruit une histoire et un passé auxquels ils se tiennent.

Seules deux localités sont jusqu'ici allées au tribunal pour défendre les noms initiaux des villes et des rues ukrainiennes, mais d'autres pourraient bientôt suivre leur exemple.

Le ruban orange et noir a été offert au Pape par le député russe Pavel Dorokhine
© Photo. Photo courtesy of Pavel Dorohin

En mai 2015, une loi condamnant les régimes totalitaires communiste et national-socialiste est entrée en vigueur en Ukraine. Elle interdit l'utilisation publique de symboles nazis et soviétiques, dont le drapeau et le blason soviétiques ainsi que l'hymne de l'URSS et ses républiques, et prévoit d'ailleurs de renommer les villes et les rues nommées en l'honneur des dirigeants soviétiques.

Ce n'est pas la première fois que Kiev s'efforce d'effacer tout lien avec la Russie et l'histoire commune de ces deux pays. Dans le cadre de la politique dite de décommunisation, l'Ukraine a déjà détruit de nombreux monuments à Lénine, a interdit la diffusion en Ukraine de films et séries de production russe. De plus, le Comité d'Etat de la télévision et radiodiffusion ukrainien a publié une liste de livres imprimés en Russie et interdits d'importation en Ukraine.

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Tags:
contestation, décommunisation, nom, communisme, loi, Institut ukrainien de la mémoire nationale, URSS, Ukraine
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