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    Les drapeaux de la Russie et des Etats-Unis

    Vu du Proche-Orient, c'est la Russie qui est forte et non les USA

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    Au Proche-Orient, la Russie a fait ses preuves en tant que pays prêt à agir, ce qui a changé l'attitude des pays de la région envers les Etats-Unis, estime l'ancien conseiller américain sur le Proche-Orient, Dennis Ross.

    Bien que la puissance militaire américaine au Proche-Orient soit beaucoup plus grande que celle de la Russie, les dirigeants locaux fréquentent plus volontiers Moscou que Washington. Selon M.Ross, les Arabes et les Israéliens ont abandonné M.Obama, le qualifiant d'indécis.

    "L'image est plus importante que la puissance en soi. La Russie est considérée comme un pays prêt à se servir de la force afin d'influencer la balance politique dans la région, et nous non", a-t-il expliqué dans un entretien à Politico.

    Dans le même temps, le président américain voit la situation autrement. Il est persuadé qu'on ne peut appliquer la force pour défendre ses intérêts qu'à une échelle très limitée. A son avis, Moscou échouera dans son intervention militaire en Syrie. Néanmoins, les pays du Proche-Orient, y compris les alliés des Etats-Unis, trouvent normale la politique de Moscou, souligne le diplomate.

    "L'intervention militaire de la Russie a changé du tout au tout la situation en Syrie et, contrairement aux idées d'Obama, a renforcé ses positions sans coûts importants pour elle", a fait remarquer M.Ross.

    D'après lui, l'opération en Syrie a non seulement renforcé les positions du président Bachar el-Assad mais a largement permis à la Russie de sortir de l'isolement.

    De plus, le président américain appelle à présent Vladimir Poutine pour lui demander de l'aide afin de faire pression sur Bachar el-Assad, ce qui montre à qui appartient l'avantage, lit-on dans l'article.

    "Les dirigeants du Proche-Orient s'en rendent compte et comprennent qu'ils doivent mener des négociations avec la Russie pour défendre leurs intérêts", lit-on encore.

    Pour redresser la barre, les Etats-Unis doivent suivre une logique de "coercition". Le diplomate propose de durcir la rhétorique envers l'Iran, de se préparer à l'armement des tribus sunnites en Irak et de menacer la Russie de créer des zones d'exclusion aérienne en Syrie, a conclu M.Ross.

    Une trêve est en vigueur en Syrie depuis le 27 février dernier suite à une entente intervenue entre la Russie et les Etats-Unis. Toutefois, la trêve ne concerne pas les organisations reconnues comme terroristes par le Conseil de sécurité de l'Onu. Les frappes contre Daech, le Front al-Nosra et d'autres groupes terroristes se poursuivent.

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    Tags:
    opération militaire, intervention, Bachar el-Assad, Vladimir Poutine, Barack Obama, Proche-Orient, Syrie, États-Unis, Russie
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