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    La ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen

    Berlin en finit avec le désarmement

    © AP Photo / John MacDougall, Pool
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    L'Allemagne veut plus de soldats pour assumer son rôle international et annonce la première hausse des effectifs de son armée depuis la fin de la guerre froide.

    La ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen a rendu publics mardi les plans d'augmentation des effectifs de la Bundeswehr, une première depuis la fin de la guerre froide que les médias n’ont pas hésité à qualifier de "tournant radical". 

    "La Bundeswehr a vécu une réduction de ses effectifs continue depuis 25 ans. Vu l'évolution de la situation en matière de sécurité et les exigences que celle-ci impose aux forces armées, nous devons revoir notre approche", a déclaré Mme von der Leyen.

      

    La ministre veut embaucher 7.000 soldats et porter le plafond à 192.000 militaires. C'est la première augmentation des effectifs de l'armée allemande depuis la Réunification. 

    En plus des 185.000 soldats, ce qui correspond au plafond prévu par la loi en vigueur, Ursula von der Leyen veut embaucher 7.000 recrues afin de porter les effectifs militaires à 192.000 d’ici 2023. 


     
    Lors de la Réunification, les personnels des deux armées allemandes (RFA et RDA) totalisaient 585.000 soldats. Depuis, la Bundeswehr a subi plusieurs réformes incluant notamment la fin du service militaire.
     
    En janvier, la ministre avait annoncé un programme d’armement de 130 milliards d’euros sur les 15 prochaines années. Néanmoins, l'Allemagne est toujours critiquée par ses alliés, notamment par les Etats-Unis qui ne cessent de répéter que Washington a "besoin d’une Europe forte qui porte sa part du fardeau".

    Le budget allemand de la Défense ne représente effectivement que 1,2 % du PIB contre un objectif de 2 % prévu par l'Otan. Et si la Bundeswehr intervient dans 14 opérations extérieures avec 3.420 soldats en Afghanistan, au Kosovo ou au Mali, cet engagement est toujours perçu comme inférieur au statut politique et économique de l’Allemagne.

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    Tags:
    soldats, effectifs, engagement, PIB, armée, Bundeswehr (armée allemande), OTAN, Ursula von der Leyen, Mali, Afghanistan, Washington, Kosovo, Allemagne, États-Unis
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