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    Piotr Poroschenko

    Eurovision en Ukraine: on se cotise et on part faire une méga-fête

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    La conseillère du ministre ukrainien de l'Infrastructure a fait comprendre que si l’Ukraine souhaite organiser l’Eurovision 2017, "la pression financière doit retomber sur les sponsors des pays participants". En revanche, elle a promis de dépenser intelligemment l'argent du contribuable européen, se limitant aux infrastructures déjà existantes.

    Les conditions économiques en Ukraine laissent présager une édition 2017 de l’Eurovision plutôt ascétique, a déclaré l'Estonienne Jaanika Merilo, conseillère du ministre ukrainien de l'Infrastructure, dans un entretien à la chaîne estonienne ETV+.  D'après Mme Merilo, l'Ukraine ne bâtira pas de nouveaux plateaux pour le concours mais profitera des infrastructures déjà existantes, notamment des bâtiments construits pour le Championnat d'Europe de football 2012 co-organisé par la Pologne et l'Ukraine.

    Quant à la question financière, pas de surprise. La conseillère a expliqué que la charge financière devait être assumée par les sponsors et les donateurs des pays participants au concours.

    "Bien sûr, on peut organiser l'Eurovision comme l'avait fait l'Azerbaïdjan, en dépensant une somme considérable, environ 50 millions de dollars, mais on peut aussi faire comme l'Estonie, en dépensant 8 millions d'euros", a déclaré Mme Merilo.

    "Nous pensons que rentrer dans les 10 millions est tout à fait concevable", explique-t-elle.

    D'après la conseillère, "l'Eurovision est une formidable opportunité de montrer sur l'arène internationale que l'Ukraine, ce n'est pas qu'une guerre… Il y a une autre partie du pays, un état stable qui se développe et recèle un énorme potentiel touristique".

    Et d'ajouter que la victoire de la chanteuse Jamala, une Tatare de Crimée, avait été politisée. Le jury et les spectateurs se sont basés sur la conjoncture actuelle en Ukraine.

    Plus tôt, le ministre ukrainien de la Culture, Evgueni Nichtchouk, a assuré que Kiev n'envisageait pas de recourir à des fonds publics pour organiser l'Eurovision, soulignant qu'"il est nécessaire d'attirer des investissements occidentaux, et non des moindres, le niveau du concours étant très relevé".

    Kiev a à plusieurs reprises et sous des sauces différentes expliqué à l'Europe et aux Etats-Unis qu’il était dans leur intérêt  de soutenir économiquement l'Ukraine.

    Ainsi, l'ancien premier ministre Arseni Iatseniouk a souligné que  l'Ukraine était "l'unique pays à combattre l'armée russe régulière". Et si le pays ne s'attend évidemment pas à ce que des militaires américains soient envoyés en Ukraine pour la défendre, elle compte sur "la présence économique de Washington dans le pays, sous forme d'investissements".


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    Eurovision 2017, Eurovision 2016, Union européenne de radiotélévision (UER), Evgueni Nichtchouk, Susana Jamaladinova (Jamala), Jaanika Merilo, Europe, Ukraine, États-Unis
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