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    Le logo de la coompagnie est affiché sur un écran de la caméra vidéo à l'aéroport Charles de Gaulle, après que l'avion de l'Egyptair a disparu du radar au cours en plein vol de Paris au Caire, à Paris, France, 19 mai 2016

    Le "Paris égyptien" attend toujours sept habitants de l’avion disparu

    © REUTERS / Christian Hartmann
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    Crash du vol MS804 d'EgyptAir (53)
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    La vie calme de la petite ville égyptienne de Mit Badr Halawa, où tout le monde se connaît et où personne ne ferme sa porte à clé, a été perturbée le 19 mai par la terrible nouvelle, l’avion en provenance de Paris transportant sept habitants de cette ville a disparu en plein vol au-dessus de la Méditerranée.

    Une petite ville de la province égyptienne de Gharbeya, Mit Badr Halawa, a été surnommée à juste titre le "Paris égyptien". Tout y est enveloppé du charme français: de belles rues propres noyées dans la verdure, de jolies maisons de type complètement européen, des grilles en fer forgé gracieux.

    L’apparence n’est pas la seule chose que cette ville a en commun avec la capitale française. Selon les médias égyptiens plus de 75% des jeunes travaillent "outre-mer", beaucoup ont des époux français. Même le maire de Mit Badr Halawa serait un ami de la maire de Paris et se rend régulièrement dans la capitale de l’Hexagone pour y acquérir de l'expérience.

    Chacun des sept passagers disparus a sa propre histoire. Quelqu’un a pris l’avion avec lui pour son mariage, quelqu'un voulait passer en famille le mois de Ramadan qui commence dans quelques semaines… Les parents âgés d'un autre passager, Haysam Samir, conservent auprès d’eux des photos dans l'espoir de voir leur petite-fille de quatre ans que leur fils et sa femme marocaine voulaient leur présenter durant l’été.

    "Nous avons tellement attendu notre fils… Il travaille en France, mais chaque année, il rentre à la maison pour les vacances. Nous nous préparions à le rencontrer ici, mais tout à coup nous avons appris la nouvelle que son avion avait disparu" a raconté Khaled al-Tantawi, le père d’un passager au journal égyptien Al-Masriyun.

    Les proches des passagers de l'avion restent sans voix. En général, ils espèrent tout de même qu’ils puissent revoir leurs proches en un seul morceau malgré tout, ou du moins les enterrer "comme il faut".

    Beaucoup de femmes font déjà leur deuil, et les hommes, selon la coutume locale, installent des tentes spéciales de deuil où pendant plusieurs jours les familles accepteront les condoléances si on confirme en effet le fait que personne ici ne veut croire.

    Un Airbus A320 d'EgyptAir reliant Paris au Caire s'est abîmé jeudi au large d'une île grecque avec à bord 66 personnes, dont 30 Egyptiens et 15 Français. Le contact avec l'avion, un Airbus A320 mis en service en juillet 2003, a été perdu 16 kilomètres après l'entrée de l'appareil dans l'espace aérien égyptien et alors qu'il volait à 11.280 mètres d'altitude.

    Dossier:
    Crash du vol MS804 d'EgyptAir (53)

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    Vol MS804, douleur, parents, famille, enfants, victimes, crash d'avion, Airbus A320, EgyptAir, Egypte, Paris, France
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