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Le parlement helvétique a adopté une loi interdisant d'exporter des médicaments pouvant servir à exécuter des prisonniers.

Dans les cinq dernières années, une vingtaine de firmes pharmaceutiques américaines comme européennes, dont les suisses Novartis et Roche, se sont engagées de ne plus fournir les substances utilisées pour tuer les condamnés à mort aux Etats-Unis.

Tout récemment, le géant pharmaceutique US Pfizer s'est également joint au mouvement contre la peine de mort, mettant fin à ses livraisons de produits utilisés pour les injections létales aux Etats-Unis.

Le droit suisse interdit l'exportation de médicaments susceptibles d'être destinés à des fins illicites. Cependant, la peine de mort étant légale dans certains Etats, il n'y a pour l'instant aucune base légale pour bannir l'exportation de tels produits.

La nouvelle disposition législative, mise au point par la députée démocrate-chrétienne Barbara Schmid-Federer, prévoit l'interdiction de "l'exportation ou le commerce à l'étranger de médicaments dont il y a lieu de croire qu'ils servent à exécuter des êtres humains".

Selon l'Office fédéral de la santé publique, la loi devrait entrer en vigueur au printemps 2017. La députée indique toutefois que la réglementation "ne résout pas tous les problèmes". D'après elle, on ne peut pas exclure que ces médicaments arrivent aux Etats-Unis, ou dans d'autres pays, via des intermédiaires.

Actuellement, 32 Etats américains appliquent encore la peine de mort. En 2015, toutes les exécutions aux Etats-Unis (28 au total) ont été réalisées par injection létale, selon l'ONG Amnesty International.

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Tags:
injection létale, médicaments, parlement, exportations, peine de mort, Pfizer, Amnesty International, Suisse, États-Unis
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