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    Antoine Ducatel

    Un Français balance sur la Russie: "Non, il n’y a pas d’ours à Moscou"

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    Le designer français Antoine Ducatel, qui s'est installé à Moscou il y a presque deux ans, estime qu'il existe trop de stéréotypes concernant la Russie, mais que les Russes sont en fait plus ouverts que les Français.

    Les étrangers considèrent souvent la Russie comme un pays très froid et inhospitalier, certains croient même qu'il y a toujours des ours dans les rues de Moscou, mais ce ne sont que des stéréotypes, déclare le designer Antoine Ducatel, 25 ans, qui vit et travaille dans la capitale russe depuis 2014.

    "Il y a des personnes qui croient que les Russes sont des gens très froids et qu'ils mangent du borchtch (potage à la betterave – ndlr.) pour le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner. On me pose aussi des questions sur les ours. Non, je n'ai pas vu d'ours à Moscou et c'est pour ça que je veux me rendre au Kamtchatka", note M.Ducatel.

    Antoine Ducatel
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    Antoine Ducatel

    Né à Amiens, dans le nord de la France, Antoine Ducatel a visité la Russie plusieurs fois avant de s'y installer sur proposition de ses amis russes. Il dit que son pays natal ne lui manque pas. 

    "Je n'y sens plus la culture française. Mon pays a autrefois été plus libre et les gens plus unis", dit M.Ducatel qui s'exprime en russe devant les journalistes.

    "J'ai d'abord étudié le russe par moi-même. Mes amis me disaient quelque chose en anglais avant de le traduire en russe. Mais c'était plutôt pénible, la langue est très compliquée. A présent, j'apprends le russe avec un enseignant", explique M.Ducatel.

    Les parents d'Antoine ont d'abord été hostiles à sa décision de s'installer en Russie, mais ils ont fini par aimer Moscou où ils se rendent assez souvent. 

    Un regard français sur Moscou
    © AFP 2019 Joel Saget

    "Ils ne connaissaient pas la Russie – ni votre culture, ni votre mode de vie. Mais un jour ils sont arrivés pour me rendre visite et ils ont bien aimé ce qu'ils ont vu. Ma mère adore Moscou", raconte-t-il.

    Antoine Ducatel habite dans le quartier résidentiel de Yassenevo, dans le sud-ouest de Moscou et il comprend déjà mieux la ville et ses habitants.

    "Parfois les gens ne se montrent pas bienveillants quand ils apprennent que je suis un étranger. Ils croient probablement que les sanctions (européennes et américaines et l'embargo adopté par Moscou à titre de riposte, ndlr) sont de ma faute (…). Le fromage et le vin français me manquent aussi. J'adore les vins géorgiens, mais ils sont différents, plus sucrés", dit M.Ducatel.

    Antoine Ducatel
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    Antoine Ducatel

    Antoine Ducatel travaille comme designer et graphiste dans une agence, Novy Vek Media (NVM), il n'a pas beaucoup de temps libre. Mais il rêve de voyager en Russie. 

    "A part Moscou, je n'ai vu que Saint-Pétersbourg. Cette ville est plus calme et a un aspect européen. Mais j'aime mieux la capitale, elle est active. Je veux voyager, je rêve de voir le Kamtchatka et la Crimée", déclare M.Ducatel.

    "En Russie, tout est différent. Nos cultures sont très différentes. Les Russes sont plus ouverts que les Français. Ils ont l'air inhospitalier quand on les croise dans un magasin, mais il suffit de leur parler pour comprendre que ce sont des personnes très positives", conclut le Français.

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    Français, stéréotypes, sanctions antirusses, vin, contre-sanctions, langue russe, fromages, ours, embargo, Antoine Ducatel, Amiens, Kamtchatka, Saint-Pétersbourg, Crimée, Moscou, France, Russie
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