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Les autorités turques lancent une campagne susceptible de remettre en question l’autonomie des municipalités dans le sud-est du pays. De fait, toutes les régions turques seraient concernées: elles pourraient subir une réforme visant à renforcer le rôle des autorités centrales.

Dans sa déclaration, le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé les municipalités du Parti démocratique des peuples pro-kurde dans le sud-est du pays de soutenir le terrorisme et d'être favorable au Parti des travailleurs du Kurdistan. Avec cette déclaration, le gouvernement turc semble indiquer qu'une réforme des autorités municipales pourrait bientôt voir le jour.

De telles mesures de la part du gouvernement turc pourraient restreindre considérablement l'autonomie au niveau municipal et renforcer le rôle des autorités centrales dans la gouvernance locale, estime Murat Karayalcin, député du Parti populaire républicain et ex-vice premier ministre turc, dans un entretien accordé à Sputnik.

"On peut dire que cette déclaration est un signe avant-coureur d'une nouvelle campagne des autorités pour former l'opinion publique", explique le député.

M.Karayalcin souligne que la législation turque actuelle prévoit déjà le contrôle des structures d'Etat sur les municipalités. Les activités municipales peuvent être contrôlées afin de vérifier si elles sont en conformité avec les principes du droit. Dans le même temps, les municipalités sont exposées aux contrôles des autorités centrales financières du pays.

Il semble donc que les autorités centrales turques préparent le terrain pour priver les municipalités de leur autonomie, conclut l'interlocuteur de Sputnik.

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Tags:
opinion publique, autonomie, Parti démocratique des peuples (HDP) turc, Recep Tayyip Erdogan, Turquie
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