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Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)
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Les hommes politiques européens ne sont pas à même de combattre l'islamophobie grandissante et les tendances anti-immigration, selon Ankara.

La perspective d'une entrée de la Turquie dans l'UE est devenue encore plus vague après la campagne pour la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne et la croissance de la popularité de l'extrême droite en Europe, ont déclaré les autorités turques.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, estime que le fait que les négociations sur l'adhésion de la Turquie à l'UE aient traîné en longueur s'explique par l'islamophobie. Il a accusé Bruxelles d'appliquer une politique de deux poids, deux mesures.

Si les contradictions au sein de l'UE s'aggravent, d'autres pays suivront l'exemple de la Grande-Bretagne et quitteront l'Union, a affirmé M. Erdogan.

Fin mai, le président turc déclarait que le parlement bloquerait l'accord avec l'UE sur le règlement de la crise migratoire en Europe si aucun progrès n'était fait sur la question de l'abolition des visas pour les citoyens turcs.

La Turquie doit remplir 72 exigences européennes pour obtenir l'annulation du régime des visas. Le Parlement européen refuse de voter la question avant que tous les critères aient été remplis. L'UE exige notamment qu'Ankara mette sa législation antiterroriste en conformité avec les normes européennes.

Dossier:
Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)

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Tags:
islamophobie, Brexit, Union européenne (UE), Recep Tayyip Erdogan, Turquie
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