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Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)
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Dans la foulée de la victoire des pro-Brexit au Royaume-Uni, les partis eurosceptiques d'Europe qui militent depuis longtemps pour la tenue de référendums nationaux ne ratent pas l'occasion de réaffirmer leurs revendications.

Suite à la victoire des pro-Brexit, d'autres pays et partis politiques en Europe expriment leur envie d'organiser des référendums nationaux pour sortir de l'Union européenne, et le Washington Post cite six candidats potentiels. 

Après avoir refusé d'introduire la monnaie unique européenne, la Suède se considère comme un "analogue scandinave" de la Grande-Bretagne. L'année dernière, ce petit pays a accueilli plusieurs centaines de milliers de migrants et peine à les intégrer. Après la victoire du camp du "Out" au Royaume-Uni, les partis populistes s'y sentent pousser des ailes. 

Le journal évoque aussi le Danemark, dont la population craint que l'afflux de migrants ne compromette son système de sécurité sociale. Par ailleurs, après le Brexit, les Danois ne pourront plus compter sur l'appui des Britanniques lors des négociations avec l'Union européenne. 

Criblée de dettes, la Grèce s'inquiète pour les perspectives d'assistance européenne suite au Brexit qui ne manquera sans doute pas d'affaiblir la cohésion au sein de l'Union. 

Aux Pays-Bas, Geert Wilders, chef de file de l'extrême-droite, a réclamé la tenue d'un référendum sur l'appartenance à l'UE. 

"Je félicite le peuple britannique pour avoir battu les élites politiques tant à Londres qu'à Bruxelles et je pense que nous pouvons faire de même", a-t-il déclaré devant les journalistes à l'occasion d'un déplacement en Hongrie. 

Son Parti pour la liberté (PVV), eurosceptique, anti-immigration et islamophobe, est pour l'heure en tête des intentions de vote. 

"Les Néerlandais aimeraient eux aussi avoir à nouveau la responsabilité de leur propre budget, de leurs frontières nationales et de leur politique migratoire. Nous devrions avoir aussi vite que possible un référendum sur un "Nexit", a ajouté M.Wilders.

Quant à la Hongrie, son premier ministre Viktor Orban ne figure pas parmi les fervents partisans de l'Union européenne. Il conteste notamment à l'UE le droit de répartir les réfugiés parmi les pays membres et ce, sans l'aval de leurs parlements nationaux. 

Enfin, la France pourrait elle aussi être tentée par l'aventure britannique. Le vote au Royaume-Uni constituant un précédent, le FN jubile et espère en tirer profit à l'approche de 2017. Sa présidente Marine Le Pen a renouvelé son appel à suivre l'exemple britannique.  

"Un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne est une nécessité démocratique. Les Français doivent pouvoir choisir eux aussi cette voie de la liberté qui rendra à la France sa pleine et entière souveraineté", a-t-elle martelé. 

Et d'ajouter que le Royaume-Uni venait d'initier un mouvement qui ne s'arrêterait pas.  

"Merci à la Grande-Bretagne, maintenant, à notre tour!", a-t-elle conclu.  

Les observateurs constatent unanimes que le vent europhobe ne cesse de gonfler les voiles des toutes les formations populistes du Vieux Continent.

Dossier:
Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)

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Tags:
partis politiques, référendum, Parti pour la liberté (PVV), Washington Post, Union européenne (UE), Geert Wilders, Viktor Orban, Marine Le Pen, Danemark, Suède, Pays-Bas, Royaume-Uni, Grèce, Hongrie, France
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