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Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)
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Trois jours après le référendum britannique, le premier ministre français Manuel Valls a déclaré qu'il était temps de mettre un terme à une Europe niant les Etats souverains.

Alors que le Royaume-Uni s'apprête à entamer la procédure de sortie de l'Union européenne, le chef du gouvernement français Manuel Valls a mis en cause le modèle de fonctionnement de cette organisation.

"Il faut mettre un terme à cette Europe tatillonne et triste. Il faut rompre avec ce dogme du toujours plus d'Europe, d'une Europe toujours plus intégrée. L'Europe ne doit pas agir par principe mais à chaque fois que c'est utile et pertinent", a-t-il déclaré dimanche.

"Quand l'Europe est la solution, il ne faut pas hésiter. C'est ce que l'on a fait avec la supervision des activités des banques. Mais quand l'Europe n'est pas le bon niveau de décision, alors elle doit s'effacer et laisser les Etats décider", a poursuivi M. Valls cité par l'agence Reuters.

Selon le premier ministre il est nécessaire de démontrer que l'Europe, ce n'est pas le renoncement aux souverainetés nationales mais leur exercice en commun.

Le 23 juin, les Britanniques se sont prononcés par référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni au sein de l'UE. Les premiers résultats ont été annoncés quelques minutes après la fermeture des bureaux de vote et donnaient les partisans du "Remain" gagnants. Toutefois, le résultat définitif a changé la donne. A 51,9% le pays a choisi de quitter l'UE. Un cas sans précédent. Suite à la publication des résultats, le premier ministre David Cameron a annoncé sa démission.

Dès vendredi, les présidents du Conseil européen, Donald Tusk, de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, du Parlement européen, Martin Schulz, et le Premier ministre Néerlandais Mark Rutte dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, ont appelé Londres à rendre effective la décision du peuple britannique "dès que possible".

Dossier:
Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)

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Tags:
premier ministre, souveraineté, Union européenne (UE), Manuel Valls, Royaume-Uni, Europe
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