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Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)
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Après le Brexit, Londres pourra-t-elle toujours remplir les fonctions de capitale financière mondiale? Plusieurs mégalopoles européennes se battent déjà pour décrocher ce titre, et le principal concurrent de Londres est la capitale française.

La Grande-Bretagne s'apprête à quitter l'UE, condamnant peut-être la City de Londres à une fin tragique. Le Brexit et ses conséquences, le sort de la City entre autres, font la une des médias occidentaux depuis le vote du 23 juin: "Les villes européennes profiteront du Brexit" (Bloomberg), "Les villes européennes se battent pour la couronne financière de Londres après la décision britannique de sortir de l'UE" (The Wall Street Journal).

Paris semble plus qu'intéressé. "Bienvenus à Paris! Veuillez-vous investir dans l'économie française!", a déclaré le premier-ministre français Manuel Valls.

Les banquiers sont aussi invités à s'installer en France. "Nous attendons les hôtes à bras ouverts", a annoncé le ministre de l'Economie Emmanuel Macron.

Un an avant le Brexit, le Monde a essayé de mettre en garde les Britanniques: "Prends garde, Grande-Bretagne: le Brexit pourrait devenir ton Waterloo!"

Pourtant, le consultant économique Keith Boyfield n'en est pas si sûr.

"Je ne crois pas que la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne soit une défaite pour nous, comme Waterloo pour les Français", a-t-il affirmé à la chaîne RT. "Nous devons bien sûr réfléchir à la suite. Nous n'entendons pas nous focaliser exclusivement sur l'Europe, nous envisageons de mettre en place des projets globaux".

Certes, la France pourrait essayer de profiter de la situation, mais Londres ne cédera pas facilement son titre de capitale financière mondiale, résume M. Boyfield.

Dossier:
Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)

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Tags:
banques, investissements, économie, Emmanuel Macron, Manuel Valls, France, Royaume-Uni, Paris, Londres
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