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    Intervention britannique en Irak: les principaux points du rapport Chilcot

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    Rapport Chilcot (14)
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    Le rapport Chilcot sur l'engagement controversé du Royaume-Uni dans la guerre en Irak en 2003, publié mercredi, critique sévèrement l'action de l'ancien premier ministre Tony Blair et le rôle des services secrets et dévoile que "la planification et les préparatifs pour l'Irak étaient complètement inadéquats", et l'invasion "prématurée".

    Blair au service des Etats-Unis

    Le rapport de la commission Chilcot, du nom de son président John Chilcot, dresse un portrait sévère du travailliste Tony Blair, qui était à l'époque à la tête de l'exécutif britannique.

    — Le 28 juillet 2002, soit huit mois avant l'invasion de l'Irak, M. Blair écrit au président américain George Bush pour lui assurer qu'il serait avec lui "quoi qu'il arrive".

    — M. Blair n'a pas non plus "insisté auprès du président Bush pour obtenir des assurances fermes sur les plans américains".

    — L'épais rapport de quelque 2,6 millions de mots affirme également que M. Blair a engagé son pays dans une activité diplomatique telle qu'il aurait été "très difficile pour le Royaume-Uni de retirer par la suite son soutien aux Etats-Unis".

    La guerre n'était pas l'ultime recours

    "En 2003, il n'y avait pas de menace imminente de Saddam Hussein. La stratégie de confinement pouvait continuer pour un certain temps".

    "Nous avons conclu que le Royaume-Uni avait choisi de se joindre à l'invasion de l'Irak avant que les options pacifiques pour un désarmement aient été épuisées. L'intervention militaire n'était alors pas l'ultime recours".

    Quid des armes de destruction massive?

    "Il est maintenant clair que la stratégie en Irak a été conçue sur la base de renseignements et d'estimations déficientes. Elles n'ont pas été critiquées, et elles auraient dû l'être".

    "Les conclusions sur la gravité de la menace posée par des armes de destruction massive irakiennes ont été présentées avec une certitude qui n'était pas justifiée".

    Les chefs du renseignement britannique "aurait dû indiquer clairement à M. Blair que les informations n'avaient pas établi sans doute possible que l'Irak continuait à produire des armes chimiques et biologiques, ou que les efforts visant à fabriquer des armes nucléaires se poursuivaient".

    Une guerre mal préparée 

    "Le gouvernement a échoué à prendre en compte l'ampleur de la tâche nécessaire pour stabiliser, administrer et reconstruire l'Irak et les responsabilités qui allaient incomber au Royaume-Uni".

    "Le gouvernement n'était pas préparé pour le rôle dans lequel le Royaume-Uni s'est retrouvé à partir d'avril 2003. La plus grande partie de ce qui s'est mal passé à partir de là a pour origine ce manque de préparation".

    Le rapport note que "malgré les avertissements, les conséquences de l'invasion ont été sous-estimées".

    Le rapport constate aussi que les ressources militaires engagées ont été faibles et inadaptées.

    "Nous avons trouvé que le ministère de la Défense s'était montré lent à répondre à la menace présentée par les engins explosifs improvisés et que les retards enregistrés pour fournir les engins de patrouille blindés adéquats n'auraient pas dû être tolérés".

    179 soldats britanniques ont été tués dans le conflit, pendant les six ans d'engagement britannique jusque 2009La planification et les préparatifs pour l'Irak d'après Saddam étaient complètement inadéquats"Le rapport Chilcot sur l'engagement controversé du Royaume-Uni dans la guerre en Irak en 2003, publié mercredi, critique sévèrement l'action de l'ancien premier ministre Tony Blair et le rôle des services secrets et dévoile.

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    Rapport Chilcot (14)

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    Tags:
    armes de destruction massive, guerre en Irak, John Chilcot, Tony Blair, Saddam Hussein, Royaume-Uni
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