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Aujourd’hui, on reproche de plus en plus aux réseaux sociaux d'avoir des conséquences dangereuses en matière de communication entre les internautes. Quand un réseau social offre à tous une possibilité de s’exprimer, il convient de rappeler la menace du terrorisme et de la haine.

Les ressources permettant au groupes terroristes de communiquer sur Internet est une question très grave pour le fonctionnement des réseaux sociaux. Comment la société peut-elle lutter contre de telles menaces? Et les réseaux sociaux eux-mêmes, sont-ils responsables pour le contenu dangereux?

"Techniquement, les réseaux sociaux offrent effectivement un nouveau mode de communication aux terroristes, facilite leurs échanges et permettent d'atteindre un jeune public partout dans le monde", explique Antoine Chéron, avocat au Barreau de Paris et de Bruxelles, dans son commentaire pour Sputnik.

Dans le même temps, les réseaux sociaux ont le statut d'hébergeur des informations, et non d'éditeur, parce qu'ils ne font qu'offrir un certain mode de communication pour les utilisateurs, indique l'expert.

"Ainsi, il ne provoquent personne +directement à commettre des actes de terrorisme+ et ne font pas +l'apologie de ces actes+ directement au sens de l'article 421-2-5 du Code pénal. En droit français, lui-même issu de directives européennes, les réseaux sociaux et autres plateformes comme Youtube, par lesquelles transitent la propagande djihadiste, ont une responsabilité limitée", poursuit l'avocat.

Par ailleurs, selon M.Chéron, la loi stipule que les réseaux sociaux ne sont responsables que "s'ils sont négligeants face à la publication de propos incitant à la haine ou faisant l'apologie du terrorisme". L'existence d'algorithmes spéciaux de recommandation sur Internet remet en cause un tel statut.

"Ce phénomène est identifié par les autorités, et le Gouvernement dialogue actuellement avec les principaux acteurs concernés pour limiter l'automaticité de ce mécanisme et faire en sorte de proposer des contenus alternatifs aux internautes +à risque+. Cependant, demander aux reponsables des réseaux sociaux de contrôler tout ce qui est publié reviendrait à bloquer l'écosystème Facebook ou Twitter dans son ensemble", souligne l'expert.

Alors, il semble que la résolution du problème nécessite un certain équilibre entre la censure dans les réseaux sociaux et la liberté d'expression.

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Tags:
réseaux sociaux, Internet, France, Europe
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