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    Après l'attentat, Nice en phase de deuil, mais aussi en phase de solidarité

    © AFP 2019 Anne-Ccristine Poujoulat
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    Attaque au camion à Nice (119)
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    Le maire Les Républicains de Nice, Philippe Pradal, revient sur l'attentat qui a meurtri sa ville jeudi soir, en causant la mort de 84 personnes lors du feu d'artifice célébrant la fête nationale.

    La ville de Nice vit sa douleur, en pleurant les victimes de l'attentat de jeudi soir qui a emporté 84 vies, mais ne se laisse pas abattre par ceux qui veulent la détruire, a indiqué à Sputnik le maire de la ville en deuil Philippe Pradal. 

    "La ville de Nice s'est réveillée ce matin – pour ceux qui ont réussi à dormir — dans une situation de détresse absolue: c'est la peine des victimes, c'est la peine de leurs proches et donc nous sommes vraiment dans une ville qui est à la fois sidérée, mais qui a aussi démontré dès cette nuit sa solidarité, son envie de ne pas se laisser abattre par ceux qui veulent la détruire", a déclaré M.Pradal qui a succédé à Christian Estrosi au mois de juin.  

    Et d'ajouter qu'en pleurant les victimes, la ville était dans la phase du deuil mais elle était aussi dans la phase de la solidarité.  

    Par ailleurs, le maire de Nice s'est dit préoccupé, tout comme son prédécesseur Christian Estrosi, d'un certain relâchement dans la lutte contre le terrorisme de la part du gouvernement et signale que sa ville souffre depuis trop longtemps d'un déficit de policiers nationaux. 

    "Ce déficit n'a jamais été compensé et les alertes multiples que nous avons lancés sur ce sujet, sur les risques que peut faire courir à notre population cette situation, peuvent malheureusement se concrétiser", a prévenu M.Pradal, en soulignant que la ville de Nice était un territoire frontalier, un territoire touristique et donc un territoire exposé. 

    Attentat de Nice
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    Evoquant l'opposition de la mairie de Nice au financement d'une mosquée par l'Arabie saoudite, le maire l'a expliquée par la nécessité de faire toute la lumière "à la fois sur le mode de financement de ce lieu de culte et sur les conséquences que cela peut avoir sur l'enseignement qui y serait dispensé". 

    Et d'espérer que ce lieu de culte ne serait pas un lieu de radicalisation. 

    "Il faut veiller à ce que les enseignements qui sont dispensés dans les lieux de culte — quelques soient les religions — soient fidèles aux principes de la République. Il ne semble pas que le financement par un Etat étranger qui n'est pas réputé pour sa fidélité à la laïcité et aux principes de la République est la meilleure façon d'arriver à ce but", a conclu le maire de la ville de Nice.

    Dossier:
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    Tags:
    radicalisation, culte, mosquée, policier, ville, enseignement, maire, mairie de Nice, Philippe Pradal, Christian Estrosi, Nice, Arabie Saoudite, France
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