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Attaque au camion à Nice (120)
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Revenant sur l'attentat qui a meurtri la ville de Nice jeudi soir, en causant la mort de 84 personnes lors du feu d'artifice célébrant la fête nationale du 14 juillet, beaucoup se demandent si toutes les précautions avaient été prises pour garantir la sécurité des gens. Les avis divergent.

Le président du conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, Christian Estrosi, a fustigé sur la chaîne de télévision Sky News l'absence de mesures prises, selon lui, par le gouvernement pour protéger les festivités du 14 juillet à Nice. 

Il a notamment estimé que jeudi 14 juillet, jour de l'attentat meurtrier à Nice, il n'y avait pas suffisamment d'agents de police nationale sur place. 

Par ailleurs, le maire Les Républicains de la ville de Nice, Philippe Pradal, a annoncé en amont à Sputnik avoir signalé, en commun avec M.Estrosi, vendredi, le lendemain de l'attentat, au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, au premier ministre Manuel Valls et au président de la République François Hollande que sa ville souffrait depuis trop longtemps d'un déficit de policiers nationaux. 

"Ce déficit n'a jamais été compensé et les alertes multiples que nous avons lancés sur ce sujet, sur les risques que peut faire courir à notre population cette situation, peuvent malheureusement se concrétiser", a notamment prévenu M.Pradal, en soulignant que la ville de Nice était un territoire frontalier, un territoire touristique et donc un territoire exposé. 

M.Cazeneuve a cependant rejeté les critiques de M.Estrosi, en affirmant que la police nationale était présente et très présente sur la promenade des Anglais et était intervenue immédiatement après que le camion avait foncé sur la foule pour mettre le plus rapidement possible fin à cette tuerie. 

"Si une des autorités, l'Etat ou la municipalité, avait considéré à un moment que le niveau de sécurité n'était pas réuni, l'État comme la municipalité pouvaient décider de procéder à l'interdiction des festivités entourant le 14 juillet, ce qui n'a pas été le cas", a souligné le ministre.

De son côté, le maire de Nice, Philippe Pradal, s'est dit fort préoccupé d'un certain relâchement, selon lui, dans la lutte contre le terrorisme de la part du gouvernement.

Nice a connu le pire massacre de son histoire. Au moins 84 personnes ont été tuées après qu’un camion a foncé jeudi soir sur la promenade des Anglais où la foule s’était massée pour le feu d’artifice du 14 juillet. Le chauffeur a finalement été abattu par les forces de l’ordre au terme de sa course folle.  On a appris samedi que cette attaque terroriste était revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique (Daech).

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Tags:
premier ministre, président, ministre, maire, attentat, police, Promenade des Anglais, SkyNews, Etat islamique, Philippe Pradal, Christian Estrosi, Bernard Cazeneuve, François Hollande, Manuel Valls, Nice, France
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