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Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)
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Dans le cadre du Brexit, la Grande-Bretagne s’apprête à mener des négociations de sortie avec l’Union européenne, qui se promettent d’être pour le moins complexes. Dans une interview accordée à Sputnik, Christophe Premat, député des Français établis en Europe du Nord, en analyse les enjeux et les conséquences à attendre.

François Hollande donne du temps au Royaume-Uni! La nouvelle première ministre britannique Theresa May était en visite hier à Paris pour préparer les négociations sur le Brexit. Et le président de la République s'est montré assez souple concernant la lenteur de Londres à invoquer l'article 50 du traité de Lisbonne (la possibilité aux pays membres de se retirer de l'UE selon leurs règles respectives, ndlr), déclarant qu'il fallait laisser du temps aux Britanniques. Il a aussi tenté d'apaiser les craintes des dizaines de milliers d'expatriés du Royaume, affirmant qu'ils pourraient continuer à vivre et à travailler en France aussi longtemps qu'ils le voudront.

Christophe Premat, député des Français établis en Europe du Nord, analyse cette rencontre et la position qu'a adoptée la France.

"L'enjeu de ces négociations, en tout cas pour la France, c'est que l'Angleterre en sort avec un renforcement des relations bilatérales, notamment en matière de défense. En ce qui concerne l'UE, c'est la mobilité d'accès au marché intérieur et au marché communautaire qui est mise en jeu. (…) Certes, on peut avoir des modalités dans les relations avec l'Union européenne, mais on ne peut pas avoir simplement un accès comme si on était dans l'Union européenne et puis être en dehors. On ne peut pas avoir tous les avantages, sans avoir aussi les inconvénients."

Concernant le statut du Royaume-Uni au sein de la communauté européenne, le député a particulièrement insisté sur "plusieurs options qui se présentent actuellement au pays":

"Ce n'est pas encore décidé si elle va avoir une position similaire à celle de la Norvège, si elle va rentrer dans l'AELE (Association européenne de libre-échange, ndlr), ou un statut similaire à celui de la Suisse. Il est à rappeler que la Suisse avait aussi remis en cause des accords de mobilité au cours de plusieurs référendums début 2014. Ainsi, il y a notamment des conditions à préciser pour la mobilité, pour la fiscalité, pour la réciprocité aussi".

Et de souligner: "Concernant les relations bilatérales entre la France et la Grande-Bretagne, on va renforcer notre coopération, notamment en matière de défense, parce que le retrait de la Grande-Bretagne de l'Union européenne a de facto des conséquences sur le budget de la Défense et sur l'engagement des troupes britanniques. C'est un point central."

Dossier:
Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)

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