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L'Iran, fort de sa riche expérience en matière de nucléaire civil, pourrait devenir le 35e membre du projet ITER et le premier pays d'Asie de l'Ouest à y participer.

Le chef de l'Organisation de l'énergie atomique d'Iran Ali Akbar Salehi a annoncé l'accord préliminaire sur la participation de l'Iran au projet du réacteur thermonucléaire expérimental international ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) actuellement en construction à Cadarache en France. 

"Le groupe ITER réunit 34 membres, dont les pays de l'Union européenne, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde, la Corée du Sud et le Japon. Lors de ma récente visite en France, le terrain a été préparé pour l'adhésion de l'Iran à ce plan", a-t-il dit à l'agence d'information iranienne IRNA. 

M.Salehi a ajouté que l'Iran sera l'unique pays de l'Asie de l'Ouest à être admis au projet. 

"Etant donné que la partie opposée (les pays de l'Occident) connaît parfaitement la qualité du travail des spécialistes iraniens, ils saluent la participation de l'Iran au projet", a-t-il précisé. 

L'observateur de la chaîne iranienne en langue anglaise Press TV et expert en matière d'énergie nucléaire Hasan Beheshtipour a évoqué les perspectives d'adhésion de l'Iran au projet ITER à l'intention de Sputnik. 

Il a notamment signalé que l'Iran menait des recherches dans le domaine des réactions thermonucléaires depuis plus de 30 ans. Un institut de physique des plasmas et de réactions thermonucléaires a été fondé en Iran en 1974. Ses chercheurs ont enregistré d'importants succès et leurs études ont été publiées par diverses éditions scientifiques mondiales. Massoud Ali Mohammadi, éliminé par des services secrets étrangers hostiles à l'Iran, en est un des représentants les plus brillants. Il a publié pus de 500 articles scientifiques dans des éditions internationales prestigieuses. 

Selon M.Beheshtipour, la réalisation d'ITER a créé un terrain favorable pour la coopération scientifique entre l'Iran et certains autres pays, en particulier la Russie, la Chine, la France et la Hongrie. 

"En réalité, la mise en œuvre du programme nucléaire pacifique de l'Iran sous le contrôle de l'AIEA… offre de nouveaux horizons pour une coopération internationale plus efficace  que présente le projet ITER", a dit Hasan Beheshtipour. 

Un autre interlocuteur de Sputnik, l'expert en politique internationale Farzad Ramazani Bounesh, estime que les puissances mondiales ont une vision nouvelle de l'Iran et que l'époque à laquelle ce pays était considéré comme une menace à la sécurité en raison de son programme nucléaire est depuis longtemps révolue. 

Il trouve que le climat est désormais favorable à la discussion des aspects techniques, scientifiques et juridiques et non pas à celle de la prétendue menace iranienne. Cela veut dire que les six médiateurs internationaux ont changé leur opinion et leur position à l'égard de l'Iran. 

"Nous constatons qu'au cours de cette année (depuis la conclusion de l'accord sur le nucléaire iranien – ndlr), il a été prouvé dans la pratique que le programme nucléaire revêtait un caractère exclusivement pacifique. Une image positive de l'Iran est en train de se former dans le monde. L'expérience de l'Iran dans le domaine nucléaire est reconnue par les principaux acteurs européens et par l'AIEA, ce qui veut dire  beaucoup",  a affirmé M. Bounesh. 


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Nucléaire iranien (2016) (17)

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image, adhésion, ITER, Organisation de l'énergie atomique d'Iran (OEAI), Massoud Ali Mohammadi, Ali Akbar Salehi, Iran
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