Ecoutez Radio Sputnik
    Hillary Clinton et Donald Trump

    Pourquoi Poutine devient le thème phare de la présidentielle US

    © REUTERS / David Becker/Nancy Wiechec/Files
    International
    URL courte
    Présidentielle 2016 aux Etats-Unis (404)
    29872
    S'abonner

    La campagne électorale bat son plein aux Etats-Unis, où le nouvel hôte de la Maison-Blanche sera élu en novembre prochain. Or, la thématique russe est présente dans les discours des deux candidats à la présidence. Quid de cette attention excessive pour Moscou dans la campagne électorale américaine?

    Dans son discours, la candidate démocrate Hillary Clinton soupçonne Moscou d’être à l'origine de la fuite de 20.000 courriels de cadres de son parti, tandis que le républicain Donald Trump tend la main à Vladimir Poutine en prônant de bonnes relations avec Moscou. Ceci n'est point une exagération, mais un fait.

    Invité à décrypter les raisons de cette présence excessive de la thématique russe et du président Vladimir Poutine dans les débats des candidats, le directeur de la rédaction du magazine Market, édité à Genève, et spécialiste de géopolitique Arnaud Dotézac estime que du point de vue de Mme Clinton il n'y a rien d'étonnant.

    "Elle suit une politique, elle est financée pour ça et par conséquent elle est d'une certaine façon l'agent commercial d'un certain nombre d'intérêts qui ont pour objectif de diaboliser la Russie et de personnifier cette diabolisation dans la personne de Vladimir Poutine. Hillary Clinton avait commencé déjà il y a maintenant plus de deux ans en comparant Vladimir Poutine à Hitler au moment de la Crimée", a-t-il déclaré dans un entretien à Sputnik.

    Selon M. Dotézac, il ne faut pas non plus oublier les accusations qui sont portées contre la Russie pour les fuites concernant les courriels illicites que Hillary Clinton a conservés dans des serveurs non-sécurisés.

    En ce qui concerne l'attitude de Donald Trump, il semble, selon l'expert, "se désolidariser d'une politique étrangère américaine qui remonte à l'époque de Nixon et Kissinger et qui consistait à renforcer la Chine au détriment de la Russie" pour faire l'inverse c'est-à-dire pour se rapprocher de la Russie au détriment de la Chine.

    "Donc il y a un renversement de perspective qui est assez important qui par conséquent met dans l'esprit des Américains Vladimir Poutine du côté de Donald Trump", relate l'interlocuteur de l'agence.

    Or, les démocrates s'en servent dans le cadre de leur campagne électorale pour dire que c'est "Vladimir Poutine qui veut faire élire Donald Trump", que, par conséquent, donc "Donald Trump est sa marionnette".

    A la question de savoir si Vladimir Poutine devient un outil indispensable, voire une "marque", dans les campagnes des deux candidats à la présidentielle américaine, il répond:

    "Je pense que c'est plus bien sûr qu'une marque dans le sens où Vladimir Poutine est déjà un symbole, il est déjà rentré dans l'histoire. Il a adopté une stature qui fait de lui quelqu'un d'extrêmement stable, d'extrêmement solide à la fois dans ses décisions et dans ses réactions par rapport aux attaques dont il fait l'objet, qui ne l'atteignent pas, et en même temps dans les surprises qu'il est capable de provoquer et les succès qu'il est capable d'accomplir", a indiqué M. Dotézac.

    Et d'ajouter que la personnalité de M.Poutine allait au-delà d'un intérêt simplement pour les Etats-Unis à court terme. "Il représente une symbolique de patriotisme (…) vis-à-vis des gens qui aujourd'hui en sont revenus de la globalisation et pensent qu'il est temps de sortir d'un système unipolaire et globalisant", a-t-il conclu.

    Dossier:
    Présidentielle 2016 aux Etats-Unis (404)

    Lire aussi:

    Trump s'adresse aux hackers russes… Les démocrates le prennent au sérieux
    Obama et Trump se disputent sur la grandeur de l'Amérique
    Trump se dit prêt à examiner la reconnaissance de la Crimée s'il est élu
    Clinton vs Trump: un bras de fer en ligne
    Tags:
    démocrates, campagne électorale, républicains, Présidentielle américaine 2016, Donald Trump, Hillary Clinton, Vladimir Poutine, Crimée, États-Unis, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik