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Un correspondant de Sputnik a interviewé certains des protestataires manifestant contre le gouvernement intérimaire de Michel Temer lors d'un rassemblement organisé le 5 août à Copacabana.

Alors que la flamme olympique passait le long de la côte, la manifestation placée sous le slogan "A bas Temer! Contre la catastrophe olympique!" se déroulait devant l'hôtel de luxe Copacabana Palace.

Les protestataires ont dénoncé le gouvernement de Michel Temer, ainsi que l'implication présumée de la grande finance dans la destitution de Dilma Rousseff et la violation des droits des travailleurs dans le pays.

Selon José Carlos de Araújo, avocat et membre du mouvement Advocaia em Ação, il est important de profiter de l'attention internationale fixée sur Rio pour faire entendre les exigences des manifestants.

Plusieurs protestataires estiment également que la menace terroriste liée à la tenue des JO peut être instrumentalisée par le gouvernement pour réprimer les mouvements sociaux dans le pays.

Pour Alessandro Biazzi, professeur du Centre fédéral d'éducation technologique de Rio de Janeiro, "les gens descendent dans la rue pour qu'il soit clair que la menace de Daech n'a pas d'incidence sur le Brésil".

Dans le même temps, les manifestants accusent les puissances étrangères d'ingérence dans la crise politique au Brésil et dénoncent la privatisation des ressources nationales.

Selon l'ingénieur Mozart Rangel, les Etats-Unis "n'ont jamais pu se réconcilier avec les BRICS" (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

"On commence à vendre notre pétrole à des multinationales étrangères, et en ce qui concerne la défense, notre programme spatial est de nouveau remis entre les mains des Etats-Unis", déplore le manifestant, faisant allusion au Centre de lancement d'Alcântara dans l'Etat de Maranhão.

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Tags:
ingérence, pétrole, sécurité, menaces, manifestation, protestations, JO 2016 de Rio de Janeiro, BRICS, Dilma Rousseff, Michel Temer, Rio de Janeiro, Brésil
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