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Bien que l'Egypte, en tant que pays musulman, soit peu réputée pour la qualité de ses vins, depuis le début des années 2000 deux domaines viticoles cherchent à changer cette donne.

La viticulture, connue en Egypte 3.000 ans avant notre ère, s'est développée sous la colonisation britannique, avant de tomber en désuétude avec le coup d'Etat militaire de 1952. Pendant des décennies, une unique entreprise étatique produisait un vin de mauvaise qualité, raillé par l'élite locale aussi bien que par les expatriés.

Aujourd'hui, Jean-Baptiste Ancelot, fondateur du projet Wine Explorers, estime qu'il existe en Egypte quelques vins "qualitativement bons, agréables et frais". Une telle transformation a été rendue possible par les domaines Kouroum of the Nile et le Domaine de Gianaclis, qui souhaitent faire renaître la viticulture dans le pays en important des cépages de France, d'Italie, mais aussi d'Espagne.

L'art de la viticulture en Egypte présente de multiples défis: ainsi, selon Sébastien Boudry, œnologue français du Domaine de Gianaclis cité par l'AFP, il faut gérer les températures caniculaires et compenser l'absence quasi-totale de pluie par des systèmes d'irrigation.

Or, ces efforts semblent porter leurs fruits: certains vins égyptiens ont été primés au niveau international. Cependant, au cours de ces six dernières années marquées par des révoltes, répressions et attentats, l'industrie du vin a du mal à encaisser ces soubresauts.

"Le tourisme absorbe plus de 70% de la production, si les touristes ne reviennent pas, on va devoir envisager l'exportation", constate Shaker Nawal, directeur marketing de Kouroum of the Nile.

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Tags:
tourisme, production, viticulture, vignoble, vin, Egypte
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