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    L'Otan n'est pas un obstacle, Ankara veut l'armement russe

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    Lors de la réunion des présidents russe et turc, Recep Tayyip Erdogan a exprimé le désir de coopérer avec Moscou en matière d'industrie de défense. De quelle manière une telle coopération peut-elle se développer en tenant compte de l'appartenance d'Ankara à l'Otan?

    Le 9 août, MM.Poutine et Erdogan se sont déclarés disposés à rétablir la coopération tous azimuts. Bien que la Turquie soit membre de l'Otan, le président turc a déclaré qu'Ankara était prêt à coopérer avec la Russie en matière d'industrie de défense.

    Erdogan Karakus, ancien général des Forces aériennes turques, président de l'Union turque des officiers à la retraite, ancien commandant d'une base aérienne et ex-chef de l'Agence de l'aviation turque, commente l'éventuelle coopération militaire dans un entretien accordé à Sputnik.

    "Dans ce domaine, la Russie et la Turquie peuvent apporter la coopération à un niveau qualitativement nouveau, en particulier, en ce qui concerne la fourniture des systèmes de missiles S-300 et S —400. De plus, il s'agirait d'autres aspects de l'interaction. Par exemple, la Turquie s'emploie actuellement à créer son propre chasseur", a indiqué M.Karakus.

    La Turquie peut coopérer non seulement avec l'Otan, mais aussi avec la Russie, selon l'expert turc qui fait remarquer que les armes russes seront achetées avec l'argent turc et considérées comme un armement national de la Turquie.

    Un pays membre de l'Otan dispose d'armements qui sont destinés à être utilisés dans la structure de l'alliance et nécessitent l'intégration ainsi que d'armes qui n'y sont pas destinées, explique M.Karakus.

    "Ainsi, à qui nous achetons et comment nous utilisons dans le cadre de notre pays des armes non destinées à l'Otan, ce n'est qu'une question intérieure de la Turquie, qui ne regarde personne. Les armes achetées par la Turquie pour assurer sa propre défense aérienne appartiennent entièrement à la Turquie parce qu'elles ne sont pas acquises en tant qu'armes de l'Otan", a souligné l'ancien général.

    Le 9 août, une rencontre entre les présidents de la Russie et de la Turquie, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, la première depuis la crise dans les relations bilatérales, s'est tenue à Saint-Pétersbourg. Le résultat principal des négociations est le redémarrage des relations entre Moscou et Ankara après l'incident du Su-24 abattu.

    MM.Poutine et Erdogan se sont déclarés disposés à rétablir la coopération tous azimuts. La partie russe a notamment confirmé son intention de lever par étapes les mesures économiques spéciales et d'autres restrictions à l'égard des entreprises turques. Les projets du gazoduc Turkish Stream et de la centrale nucléaire d'Akkuyu ont été dégelés. En outre, il a été décidé de reprendre les vols charters et de résoudre les problèmes de visas entre les deux pays. Bien que la Turquie soit membre de l'Otan, M.Erdogan a déclaré qu'Ankara était prêt à coopérer avec Moscou en matière d'industrie de défense.

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    coopération militaire, S-300, S-400, OTAN, Erdogan Karakus, Russie, Turquie
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