International
URL courte
Menace terroriste en Europe (341)
18173
S'abonner

Des militaires patrouillent dans les rues belges depuis plusieurs mois afin de prêter main forte à la police fédérale entre 12 et 24h par jour. Les heures supplémentaires s'accumulent et les hommes sont épuisés, certains allant même jusqu'à quitter l'armée.

Onze militaires ayant participé aux patrouilles antiterroristes des lieux publics en Belgique depuis deux mois ont déposé leurs demandes de démission en raison de charges excessives, rapporte la presse nationale, se référant au syndicat militaire CGPM. 

En juillet dernier, le bourgmestre de Bruxelles, Yvan Mayeur, a constaté que les militaires se trouvaient à la limite de leurs forces. Il a rapporté à cette occasion son entretien avec le patron de la Composante Terre de l'armée belge, Jean-Paul Deconinck.  

"Tout ne se passe bien avec les 1.800 militaires qui patrouillent dans les rues. Ces soldats sont exténués", a reconnu le général. 

Et d'ajouter que leurs heures supplémentaires se comptaient par dizaines de milliers, et qu'il faudrait que ces hommes prennent du repos en 2016, sinon tout ce personnel sera tout simplement indisponible pour partir en mission. 

La Belgique maintient actuellement le niveau de menace terroriste grave (niveau 3), qui prévoit des mesures de sécurité spéciales et l'intensification de la surveillance des rues et des lieux de rassemblement par la police et par les militaires.  

Les militaires effectuent aujourd'hui des patrouilles dans les rues, ce qui n’était pas possible avant. Quoi qu'il en soit, les militaires ne sont pas des policiers et n'ont pas les prérogatives des forces de police. Un militaire peut notamment fouiller un citoyen, mais uniquement à la demande d’un policier. 

Mais pour les autorités, cette présence militaire est indispensable pour appuyer les policiers.

Dossier:
Menace terroriste en Europe (341)

Lire aussi:

Un deuxième homme interpellé avec une machette en Belgique
Belgique: des policiers attaqués à la machette par un individu criant Allahu Akbar
Un prêtre agressé au couteau en Belgique
Les quatre maladies qui risquent de provoquer une forme grave du Covid-19 citées par la science
Tags:
soldats, patrouille, police, Centrale Générale du Personnel Militaire (CGPM) belge, Jean-Paul Deconinck, Yvan Mayeur, Anvers, Bruxelles, Belgique
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook