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Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a évoqué le récent putsch avorté à Sputnik.

Le ministre a déploré le fait d’avoir pris les partisans de Fethullah Gulen pour d'honnêtes citoyens et de bons musulmans. Personne ne pouvait imaginer qu'ils étaient des agents secrets. Les dirigeants turcs n'ont pas détecté opportunément la menace qu'ils représentaient.

"La menace que nous n'avons pas repérée, la Russie quant à elle en a pris conscience dès le début", reconnaît M.Cavusoglu.

Il a ajouté que la prudence de la Russie à l'égard de l'organisation des partisans de Fethullah Gulen (FETO) avait donc des raisons tangibles.

"La Russie n'a pas donné à ce mouvement de chances de développement sur son territoire", a-t-il constaté.

Evoquant l'échec du putsch, le ministre signale que la position ferme du président Erdogan et son appel lancé aux Turcs par la télévision ont encouragé la population à descendre dans la rue partout dans le pays. Les gens ont occupé des places, des rues, des aéroports et ne les quittaient pas pendant un mois. S'il l'avait fallu, ils y seraient restés pendant un an.

Mevlut Cavusoglu a noté que beaucoup n'aimaient pas la droiture d'Erdogan, son habitude d'indiquer sans aucun détour aux autres leurs erreurs. Ces gens espéraient que la Turquie redeviendrait dépendante, obéirait à tout ce qu'on lui disait sans exprimer son opinion, que ses dirigeants appliqueraient une politique suggérée de l'étranger.

"Mais Erdogan n'appartient pas aux dirigeants de cette «vielle école» et la Turquie n'est plus la Turquie d'antan. Le peuple turc a commencé à voir clair", s'est-il réjoui.


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Tags:
Fethullah Gülen, danger, prise de conscience, tentative de putsch en Turquie (2016), FETO, Recep Tayyip Erdogan, Mevlut Cavusoglu, Russie, Turquie
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