Ecoutez Radio Sputnik
    Binali Yildirim

    Ankara change de rhétorique: le dialogue avec Assad est désormais possible

    © REUTERS / Umit Bektas
    International
    URL courte
    Situation politique en Syrie (2930)
    1451349

    Longtemps intransigeante sur la nécessité absolue du départ immédiat du président syrien Bachar el-Assad, la Turquie semble disposée à changer d'attitude à son égard.

    Le président syrien Bachar el-Assad pourrait être impliqué dans l'activité du gouvernement syrien de transition, a déclaré samedi aux journalistes le premier ministre turc Binali Yildirim.

    "Nous pouvons nous mettre avec lui à la table de négociations pendant la période de transition", a-t-il déclaré, cité par l'agence AP.

    Le chef du gouvernement turc a toutefois précisé que, selon lui, Assad ne devait pas participer à l'avenir politique de la Syrie.

    "Les Etats-Unis et la Russie savent qu'Assad n'est pas la personne capable d'unir le peuple syrien", a poursuivi M. Yildirim. 

    Rappelons que les relations entre la Turquie et la Syrie ont commencé à se dégrader au début de la crise syrienne, qui s'est transformée plus tard en guerre civile. Après une série de critiques à l'égard d'Assad, Recep Tayyip Erdogan, alors premier ministre turc, a déclaré en septembre 2011 avoir rompu tout dialogue avec Damas.

    Arrivé à la tête du ministère turc des Affaires étrangères cet été, Binali Yildirim a annoncé qu'Ankara devrait réviser sa politique internationale, à savoir augmenter le nombre de ses amis et réduire celui de ses ennemis. Des analystes ont alors supposé qu'Ankara allait changer d'attitude sur la Syrie.

    Dossier:
    Situation politique en Syrie (2930)

    Lire aussi:

    Washington: Assad devra partir, même au prix du sang versé en Syrie
    Steinmeier: pas d'avenir pour la Syrie sans Assad
    Syrie: cessez-le-feu entre Kurdes et forces pro-Assad à Qamishli
    Tags:
    gouvernement, crise syrienne, transition, Binali Yildirim, Turquie, Syrie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik