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L'Etat islamique (2014) (1131)
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Rentrés chez eux, ils ont dû se rendre à l’évidence: leur ville natale, rasée par les djihadistes de Daech, n’existait plus… Dans une interview accordée à Sputnik, un habitant de la ville irakienne de Ramadi vide son sac.

Rappelons que des dizaines de familles ont été forcées de quitter en 2015 la ville de Ramadi (province d'Al-Anbar, Irak), lorsque les combattants du groupe terroristes Daech y ont pris leurs quartiers.

Décembre dernier, l'armée irakienne a lancé une offensive pour libérer cette ville, si prospère auparavant, après avoir évacué, autant que cela était possible, la population civile.

Au terme de cette opération de grande envergure, les forces gouvernementales ont réussi à reprendre le contrôle sur la plupart des quartiers de Ramadi… mais à quel prix: tous les axes principaux qui mènent au centre-ville sont littéralement ensevelis sous des tas de pierres et de débris, presque toutes les maisons avoisinantes ont été réduites en ruines, des chars en flammes gisent dans des rues dévastées…

La ville irakienne de Ramadi
© Sputnik . Nazek Muhammed
La ville irakienne de Ramadi

"43.000 familles sont rentrées dans leur ville natale après un long séjour dans des camps de réfugiés à Bagdad, à Kirkouk et à Hillah. Cependant, les quartiers nord de la ville, minés par les djihadistes, restent toujours bloqués. Plus de 150 personnes ont trouvé la mort suite à l'explosion d'une mine cachée", a confié à Sputnik l'ancien réfugié Abu Samer.

La ville irakienne de Ramadi
© Sputnik . Nazek Muhammed
La ville irakienne de Ramadi

A l'en croire, l'éclairage électrique et l'alimentation en eau de la ville demeurent complément coupés et les habitants locaux doivent faire face au manque constant de carburant.

Ramadi en ruines
© Sputnik . Nazek Muhammed
Ramadi en ruines

"Les citadins n'ont d'autre choix que de se procuer des générateurs électriques et d'acheter de l'eau potable sur le marché noir", fustige-t-il.Toujours est-il que le chef du Comité de sécurité de la province d'Al-Anbar, Rajeh al-Issawi, a assuré de son côté à Sputnik que les services publics de la ville travaillaient désormais 24 heures sur 24 pour rétablir une alimentation normale en eau et en électricité.

La ville irakienne de Ramadi
© Sputnik . Nazek Muhammed
La ville irakienne de Ramadi

"80% de la ville a été détruit suite à l'opération de libération lancée par l'armée irakienne. La reconstruction de la ville nécessitera sans aucun doute des moyens financiers considérables", a relevé M. Issawi, sans toutefois préciser de quelle somme il s'agissait.

Une Ramadi dévastée
© Sputnik . Nazek Muhammed
Une Ramadi dévastée
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Tags:
ville fantôme, terrorisme, réfugiés, Etat islamique, Ramadi, Irak
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