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    Attaque chimique à la Ghouta: un témoin fait la lumière sur les événements d'août 2013

    © REUTERS/ Bassam Khabieh
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    Des terroristes de Daech et leurs protecteurs sont derrière l'attaque chimique survenue dans la Ghouta orientale, a révélé dans un entretien à Sputnik un témoin de ces événements tragiques.

    Dans la nuit du 20 au 21 août 2013, des missiles chargés de 350 litres de gaz sarin ont été tirés sur la Ghouta orientale faisant de 280 à 1.700 victimes. Ces événements ont poussé l'Occident à envisager des frappes contre la Syrie. Seuls les efforts de Moscou ont permis de prévenir une intervention étrangère dans ce pays proche-oriental et d'obtenir une entente avec les autorités syriennes sur la destruction de leurs arsenaux chimiques. En septembre 2013, la Syrie a rejoint la convention sur l'interdiction des armes chimiques et est devenue membre de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

    Dans une interview à Sputnik, le correspondant iranien Hassan Shemshadi — témoin des événements — a précisé que bien avant l'attaque une vidéo montrant des terroristes tester le sarin sur des lapins avait été postée sur la Toile.

    "Les extrémistes menaçaient d'éliminer avec ces armes les autorités syriennes, ainsi que l'armée gouvernementale et le peuple — tous ceux qui soutiennent Bachar el-Assad. Ensuite, ont surgi des informations attestant que l'Arabie saoudite avait créé, dans une zone frontalière avec la Syrie et la Jordanie, une usine de substances chimiques nécessaires à la création d'armes chimiques et destinées aux terroristes", a-t-il indiqué.

    Boîte du gaz
    © AP Photo/ Kurdistan Region Security Council
    "Après cela, nous avons été témoins d'une attaque chimique à Khan al-Assal, dans la banlieue d'Alep, faisant des dizaines de victimes parmi les civils. Ce qui est digne de remarque est le fait que les médias jouant la carte des terroristes et financés par les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux ont annoncé que l'attaque avait été perpétrée par le gouvernement syrien", a rappelé l'interlocuteur de l'agence.

    Or, Damas a démenti ces allégations et a exhorté l'Onu à mener une enquête. Mais ce n'est qu'un an plus tard que le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la décision d'envoyer ses inspecteurs en Syrie. Et c'est exactement cette nuit — le 21 août 2013 — que les terroristes ont eu recours aux armes chimiques dans la Ghouta orientale, rejetant la responsabilité sur Damas.

    "Les autorités syriennes ont à maintes reprises démenti ces fausses allégations. Le gouvernement a précisé que l'attaque avait été perpétrée par les terroristes, il était illogique et absurde de mener une attaque à la proximité immédiate (5km) des lieux de déploiement des inspecteurs de l'OIAC et de l'Onu", a-t-il rappelé.

    Quatre ans se sont écoulés, et les sponsors des terroristes et les médias qu'ils contrôlent n'ont jamais fait la lumière sur les faits suivants: plusieurs journalistes occidentaux ont rencontré des terroristes quelques jours après ces événements tragiques. Or, ces derniers ont alors avoué avoir orchestré l'attaque chimique, rappelle Hassan Shemshadi.

    "Je tiens par ailleurs à rappeler que les Etats-Unis avaient prévenu que tout recours aux armes chimiques en Syrie constituerait une «ligne rouge». Une fois franchie, les Etats-Unis attaqueraient les autorités syriennes. De fait, toutes ces spéculations sont devenues un prétexte pour que Washington exécute son projet", a-t-il relaté.

    Les services spéciaux occidentaux ainsi que ceux d'Arabie saoudite et d'Israël ont mis ces attaques au service de leurs intérêts, créant un terrain fertile à une intervention armée.

    Or, lorsqu'aujourd'hui Washington exhorte Moscou et Téhéran à rejoindre le processus et de fournir les preuves qu'ils possèdent ce n'est qu'une astuce pour prouver au monde entier leur "innocence". Et pourtant le monde entier sait qui finance, soutient et arme les terroristes, a conclu M. Shemshadi.

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    attaque, sarin, victimes, terrorisme, armes chimiques, Conseil de sécurité de l'Onu, ONU, OIAC, Etat islamique, Ghouta orientale, Alep, Arabie Saoudite, Syrie, États-Unis
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