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La photo du corps d'un enfant réfugié, Alan Kurdi, échoué sur une plage après que le bateau transportant sa famille a chaviré, a bouleversé le monde il y a un an. Mais quiconque pense qu'un an plus tard, la situation s'est améliorée, se trompe complètement!

Le nombre de réfugiés victimes de catastrophes naturelles lors de leurs tentatives pour se mettre à l'abri des horreurs de la guerre ne fait que grandir. 

Dès le début de 2016, plus de 5.700 migrants ont trouvé la mort en essayant de débarquer sur le sol européen, contre 4664 pour l'ensemble de l'année 2015. Ce qui signifie un mort environ toutes les 80 minutes, rapporte Oxfam, une confédération composée de 18 organisations indépendantes qui agissent "contre les injustices et la pauvreté". 

La photo déchirante du petit Alan Kurdi a décuplé l'intérêt et la sensibilisation du public au problème, notamment grâce aux médias sociaux.

Un enfant mort non identifié, le 2 Septembre 2015
© AP Photo / DHA
Un enfant mort non identifié, le 2 Septembre 2015

Pulsar, une société de renseignement, a analysé les changements statistiques suite à la publication de la photo en question.

Sculpture de sable représentant le garçon syrien Aylan Kurdi, Gaza
© AFP 2020 MOHAMMED ABED
Palestinian girls put flowers on a sand sculpture depicting Syrian boy Aylan Kurdi, a three-year-old boy who drowned off Turkey, on September 7, 2015, on Gaza city beach

"Notre analyse montre une énorme augmentation de la sensibilisation de la société sur la crise migratoire après la mort d'Alan Kurdi. De plus en plus de personnes discutent de ce problème sur les réseaux sociaux et cherchent des informations sur ce sujet sur Google", a déclaré Francesco D'Orazio, cofondateur de Pulsar. 

Des images similaires, comme celle d'Omran Daqneesh, enfant rescapé après que l'appartement où il habitait avec sa famille a été détruit à Alep (Syrie), y contribuent grandement, montrant l'ampleur des inquiétudes du public concernant la violence et la guerre auxquels les réfugiés essaient d'échapper.    

Omran Daqneesh
© REUTERS / Mahmoud Rslan
Omran Daqneesh

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Tags:
migrants, réfugiés, Google, Pulsar, Francesco D'Orazio, Omran Daqneesh, Syrie
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