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Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)
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Récemment, Emmanuel Macron a déclaré que, suite au Brexit, les sociétés britanniques ne pourraient compter sur des relations privilégiées avec l'UE qu'à condition qu'elles participent au budget de l'UE, comme la Suisse et la Norvège. Philippe Béchade, chroniqueur économique livre à Sputnik son commentaire sur ce sujet.

Dans un entretien accordé au journal britannique The Guardian le 9 septembre, l'ex ministre français de l'Economie Emmanuel Macron a souligné que les passeports financiers obtenus par les sociétés britanniques ne pourraient leur être délivrés suite au Brexit qu'à condition qu'elles participent au budget de l'UE comme la Suisse et la Norvège.

Auparavant, M.Macron n'avait pas mâché ses mots pour le rappeler aux Britanniques. "Le jour après la sortie, il n'y aura plus de passeport financier pour les établissements britanniques… Si le Royaume-Uni veut un traité commercial d'accès au marché européen, les Britanniques devront contribuer au budget européen comme le font les Norvégiens ou les Suisses", a-t-il indiqué quelques jours avant le referendum sur le Brexit.

Philippe Béchade, chroniqueur économique sur BFM TV depuis 1996, rédacteur de la lettre économique Pitbull, commente ce sujet dans un entretien à Sputnik.

Selon lui, le Royaume Uni désire continuer à commercer avec les mêmes facilités que lorsqu'il était membre et contributeur de la zone euro. Comme ce pays a 80% d'intérêts liés aux activités bancaires et aux intermédiations financières, jusqu'au Brexit, jusqu'à ce que London renégocie autre chose, le Royaume Uni bénéficie encore de l'accès et du large usage de tous les systèmes de compensations en euros.

"Demain, si le système financier britannique veut continuer à travailler en euros, il lui faudra payer pour avoir cet accès à cette facilité, qui a un coût. Et là l'Angleterre serait complètement exclue, et pour continuer de bénéficier de ce système, elle devra obtenir ce fameux passeport (financier, ndlr). Jusque-là celui-ci était gratuit. Dès lors, la City ferait face à plus de coûts, et sera moins compétitive, en finançant elle-même le droit d'accès à toutes les transactions qui se font en euros", a fait valoir M.Béchade.

Dossier:
Référendum sur le Brexit et réactions (2016) (188)

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Tags:
Union européenne (UE), Philippe Béchade, Emmanuel Macron, Londres, Royaume-Uni
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