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    Pas de "plan B" pour le conflit en Ukraine

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    Le ministre français des Affaires étrangères a averti aujourd'hui l'Ukraine qu'il n'y avait pas de "plan B" pour mettre fin au conflit meurtrier dans l'est de l'Ukraine, la paix doit donc être résolue au moyen des Accords de Minsk. L’opinion partagée par l'ambassadeur allemand à Paris qui invite l’Ukraine à « céder dans certaines exigences ».

    « Il n'y a pas de "plan B" pour mettre fin au conflit meurtrier dans l'est de l'Ukraine, à part les accords de paix de Minsk ». Ce sont deux ministres des affaires étrangères — allemand et français qui sont en déplacement en Ukraine et qui affirment leur position.

    On en avait eu des prémices : Ernst Reichel, l'ambassadeur de l'Allemagne en Ukraine a déclaré que dans des dispositions des accords de Minsk sur le Donbass « l'Ukraine ne peut pas affirmer entièrement sa position à 100 % et devrait faire certaines concessions ».

    Pour Georges Estievnart, expert de l'Institut Prospective et sécurité en Europe, ces affirmations face au gouvernement est une étape supplémentaire dans le travail préparatif de la nouvelle rencontre du format Normandie :

    « C'est pas tellement un durcissement de ton, c'est la volonté de remettre en marche quelque chose qui ne bouge presque plus. Les ministres allemand et français — ce n'est pas non plus l'UE, c'est juste un morceau du format Normandie. Mais cela consiste à faire pression sur Kiev pour réunir suffisamment d'éléments pour déclencher un nouveau processus. S'ils arrivent à faire bouger le gouvernement ukrainien, ils espèrent d'avoir rapidement un accord sur les trois zones démilitarisées (pas un accord sur le fond, juste sur le principe), ça serait pour eux un élément pour convoquer le nouveau format Normandie. »

    Ça serait bien d'essayer de comprendre si ces actions diplomatiques et politiques arriveront à changer la donne dans le processus qui semble patauger :

    « Je ne sais pas exactement comment on voit les choses en face, mais je sais que président Poutine l'a dit il y a quelques jours : "Dans le contexte actuel, je ne vois pas ni l'utilité, ni le sens que pourrait avoir une réunion d'un sommet de format Normandie." Je crois que c'est ça qui se joue : tenir par une certaine pression le progrès du gouvernement ukrainien pour reprendre le processus en automne, on ne sait pas encore quand. »

    Mais, en même temps, le FMI a indiqué qu'il avait procédé au second examen du plan de soutien accordé à l'Ukraine en mars 2015 et portant au total sur 17,5 milliards de dollars et qu'il avait décidé d'en octroyer une nouvelle tranche, portant le total des versements à plus de 7,6 milliards de dollars.

    La Russie conteste la poursuite de l'aide internationale à Kiev car les autorités ukrainiennes refusent de lui rembourser un prêt de trois milliards de dollars consenti juste avant la fuite et la destitution de l'ex-président ukrainien Viktor Ianoukovitch.

    La pression politique d'un côté, les fonds déboursés de l'autre, quelle est la vraie opinion de l'Europe de l'Ukraine ?

    « C'est une inconnue. Je crois que "nous n'avons pas de "plan B" équivaut "c'est ça ou rien", ou c'est le retour au conflit ouvert. Je crois que ni le gouvernement ukrainien, ni de l'autre cote, on n'en a pas intérêt a la réouverture du conflit frontal. Il devrait se passer quelque chose, mais l'essentiel n'a pas été fait. »

    Pour l'instant, l'ensemble de mesures prévues dans les accords de Minsk, notamment des élections dans les zones autonomes et la révision de la Constitution, n'a toujours pas été mis en œuvre…

    Et la créance…. je voulais dire le délai…. est pour l'instant déterminée…

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    Fonds monétaire international (FMI), Union européenne (UE), Viktor Ianoukovitch, Petro Porochenko, Donbass, Allemagne, Europe, Ukraine
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