Ecoutez Radio Sputnik
    Le sommet de l'UE à Bratislava, le 16 septembre 2016

    UE après Brexit: renaissance ou début de la fin?

    © REUTERS / Yves Herman
    International
    URL courte
    26241

    Brexit, crise migratoire et financière, querelles intestines, dont notamment une tentative d’exclure la Hongrie de l’union, voilà quelques problèmes qui préoccupent les dirigeants européens lors du sommet tenu à Bratislava… et accessoirement mettent en question l’avenir de l’UE lui-même.

    Les dirigeants des pays de l'Union européenne, ébranlés par le Brexit, se sont retrouvés vendredi à Bratislava sans le Royaume-Uni, pour une « discussion honnête » sur l'avenir de l'Europe, lors d'un sommet dominé par la sécurité et la défense. Discussion à laquelle la première ministre britannique, Theresa May, n'est même pas invitée.

    Bien que les dirigeants européens entendent se concentrer sur la « restauration d'un sentiment d'unité politique », il serait difficile de le faire compte tenu d'une « situation critique » que même la chancelière allemande Angela Merkel reconnaît.

    Le sommet reflètera sans doute le nouvel équilibre des forces dans l'Union européenne, provoqué non seulement par le Brexit, mais aussi par la résistance émergente de certains pays à la politique de Bruxelles et de Berlin.

    Les pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, Slovaquie et République tchèque), parmi les plus contestataires des projets européens d'accueil de réfugiés, comptent livrer à Bratislava leur propre vision de l'avenir de l'Union, dont ils estiment qu'elle est trop dominée par certains grands pays.

    Le récent appel du chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, à exclure la Hongrie de l'UE pour violation de ses valeurs fondamentales, notamment pour sa politique migratoire et la mise en place d'une clôture frontalière, a aussi illustré les fissures du bloc européen.

    « Ce n'est pas une position de mon gouvernement », a tempéré vendredi à Bratislava le chef du gouvernement luxembourgeois, Xavier Bettel. « On est au tour du table, on est en famille, on discute les problèmes en famille, on essaie de trouver des solutions ».

    Pourtant, « cette famille » devient de plus en plus désunie. Ainsi, lors du sommet des pays du groupe de Visegrad tenu dans la ville polonaise de Krynica Zdroj, les gouvernements des quatre pays ont indiqué leur position : plus d'autonomie aux capitales, moins de pouvoirs à Bruxelles. Polonais et Hongrois ont aussi exhorté les Européens à la contre-révolution culturelle, au nom des valeurs nationales et religieuses, alors que la soi-disant vieille Europe appelle à une intégration plus étroite.

    Pourtant, après avoir consulté les 27 pour préparer le sommet, Donald Tusk dit avoir déjà tiré une conclusion claire, aux allures de message à la Commission: « Donner de nouveaux pouvoirs aux institutions européennes n'est pas la recette désirée ».

    Lire aussi:

    Hollande: «L’UE devra se défendre par elle-même, si les Etats-Unis s’éloignent»
    Oups! Le Brexit provoque un nouveau problème
    L'Iran a «confisqué» un pétrolier britannique, des Russes sont à bord - images
    L’Iran rappelle aux États-Unis leur situation géographique
    Tags:
    sommet, Brexit, Union européenne (UE), Luxembourg, Bratislava, Royaume-Uni, Slovaquie, Hongrie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik