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En janvier prochain, le camp de Guantanamo célèbrera son 15e anniversaire. Pour la militante US des droits de l'homme Elizabeth Beavers, il crée des problèmes plutôt que des solutions.

A l'heure actuelle, Guantanamo compte 61 détenus, dont seuls dix ont été inculpés par des commissions militaires de l'institution, alors que les autres n'ont jamais fait face à des accusations officielles, raconte à Sputnik Elizabeth Beavers, experte d'Amnesty International USA.

« Ainsi, ces personnes se trouvent derrière les barreaux depuis dix ans déjà en attendant leur libération », indique-t-elle.

​Mme Beavers rappelle que les détenus de Guantanamo y ont été placés sans décision judiciaire. « Certains d'entre eux s'y sont retrouvés par confusion avec les réels criminels, et certains ont été remis aux autorités US dans l'espoir d'obtenir une récompense », explique l'interlocutrice de l'agence.

Guantanamo
© Flickr.com/ Prisoner 159753 /cc-by-nc-sa 3.0
Toujours selon elle, il est inadmissible de garder les personnes en prison « juste de peur qu'elles puissent un jour commettre un crime », alors que la détention à Guantanamo risque de radicaliser les détenus. « Je crois que, dès le moment où le prisonnier quitte le camp, les Etats-Unis portent une importante partie de responsabilité pour lui », poursuit Mme Beavers.

Evoquant le prochain « anniversaire » du camp, elle souligne que les 15 ans de son existence sont marqués par « une multitude d'occasions manquées », Guantanamo « créant plus de problème qu'il n'en résout ».

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Tags:
détention, droits de l’homme, prison, terrorisme, centre de détention de Guantanamo, Amnesty International, Elizabeth Beavers, États-Unis
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