Ecoutez Radio Sputnik
    Hillary Clinton

    Clinton est-elle «pire» pour les USA que Trump?

    © REUTERS/ Aaron P. Bernstein
    International
    URL courte
    Présidentielle 2016 aux Etats-Unis (404)
    33613

    L’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton a soutenu toutes les guerres de ces deux dernières décennies et le milliardaire Donald Trump est tout à fait imprévisible. Qui d’entre eux sera le pire président des États-Unis ?

    Aucun des candidats actuels à la présidence américaine ne devrait devenir commandant en chef suprême de l'armée américaine, mais Donald Trump serait « un moindre mal » pour les États-Unis qu'Hillary Clinton, affirme le magazine américain Forbes.

    « L'imprévisibilité embarrassante est préférable à la bêtise garantie », indique le magazine.

    Ces vingt dernières années, la candidate démocrate et ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton a soutenu toutes les guerres de Washington, aussi stupides qu'elles aient pu être.

    Quant au candidat républicain et milliardaire Donald Trump, personne ne sait ce qu'il pense au juste et ce qu'il entend faire. Mais c'est toujours mieux que poursuivre les guerres onéreuses sous la direction de Mme Clinton, note le magazine. M. Trump essayera au moins de faire en sorte que les États-Unis renoncent à leur penchant pour les guerres. L'Amérique ne peut pas se permettre de réitérer les erreurs des trois administrations précédentes, d'après Forbes.

    D'ailleurs, M. Trump, qui qualifie la politique étrangère américaine de catastrophe, ne propose rien en échange. Il continue de rejeter la responsabilité du chaos en Égypte, en Irak, en Syrie et en Libye sur le président-démocrate Barack Obama tout en oubliant que l'invasion américaine en Irak, qui a contribué à la montée en puissance du groupe terroriste État islamique (Daech), a commencé à l'époque de George W. Bush, rappelle le magazine.

    Clinton et Trump
    © REUTERS/ David Becker/Nancy Wiechec/Files
    Forbes critique aussi les appels de M. Trump à réformer les forces armées américaines. Le magazine rappelle que le budget du Pentagone est colossal, même pour un pays comme les États-Unis. Si Washington arrête de financer ses « amis » et d'attaquer les « ennemis d'autres États », il pourra réduire ses dépenses militaires, poursuit-il.

    M. Trump ne propose certes pas de solutions aux problèmes politiques extérieures, mais il appelle au moins à améliorer les relations avec la Russie et la Chine. « Il serait stupide de pousser ces deux grandes puissance à s'allier contre les États-Unis », estime Forbes.

    M. Trump mérite plus de confiance que sa rivale lorsqu'il promet de mettre « l'accent sur la diplomatie au lieu d'opter pour la destruction ». Ces promesses le distinguent des autres républicains et de la plupart des démocrates, surtout d'Hillary Clinton, « toujours prête à brandir les armes », d'après M. Trump.

    « Les Américains méritent un meilleur candidat qu'Hillary Clinton ou Donald Trump. Mme Clinton promet de poursuivre la même politique étrangère — des guerres et des projets d'ingénierie sociale à l'étranger (…). Cela provoquera des pertes financières et coûtera des vies humaines aux États-Unis. La politique de M. Trump risque aussi de porter préjudice à l'Amérique et à d'autres États. Mais il ne se montre pas si agressif et n'a pas l'intention de mener des guerres sans objectifs précis. Il n'est pas exclu que le pays puisse même retrouver la paix (…). 2016 semble être l'année pour choisir le moindre mal », conclut Forbes.

    Dossier:
    Présidentielle 2016 aux Etats-Unis (404)

    Lire aussi:

    Obama exhorte les Afro-Américains à voter Clinton
    Aux USA, le remplacement de Clinton par un autre candidat n’est pas exclu
    Trump et Clinton, deux candidats à risque pour les Américains
    La théorie selon laquelle Trump peut dépasser Clinton va-t-elle devenir réalité?
    Clinton vs. électeurs de Trump: après les insultes, les excuses
    Tags:
    campagne électorale, réforme militaire, guerre, politique étrangère, Présidentielle américaine 2016, Forbes, George Bush, Donald Trump, Hillary Clinton, Chine, Russie, Proche-Orient, États-Unis
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik