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    Face à l’afflux de migrants, la Grèce appelle ses partenaires à plus de solidarité

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    Crise migratoire (automne-hiver 2016/17) (78)
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    Les participants du sommet sur les réfugiés organisé au siège de l’Onu à New York ont constaté que l’Europe était aujourd’hui confrontée à une crise des réfugiés aux « proportions immenses » et qui constitue « un des défis les plus urgents », notamment pour la Grèce particulièrement affectée.

    Souvent critiquée par ses partenaires européens pour son incapacité à gérer le flux de migrants entrés en masse sur les îles grecques depuis le printemps 2015, Athènes en appelle à davantage de solidarité de la part de la communauté internationale face à l'afflux de réfugiés, a déclaré à Sputnik le ministre grec de l'Immigration, Yannis Mouzalas.

    « J'ai toujours dit que la solidarité ne se réduisait pas au fait de donner de l'argent pour avoir des couvertures. Il s'agit de la relocalisation. Vous comprenez ce que je veux dire », a dit l'interlocuteur de l'agence, commentant les promesses d'aide formulées dans la « Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants ».

    Ce document a été adopté mardi sans vote par l'Assemblée générale des Nations unies lors d'une réunion plénière de haut niveau consacrée à la gestion des déplacements massifs de réfugiés et de migrants, un phénomène mondial qui prend de plus en plus d'ampleur.

    Néanmoins, la Grèce se plaint du manque de solidarité de la part de ses partenaires européens.

    « La crise migratoire est une crise européenne, pas grecque. On ne veut pas la charité, mais que chacun fasse son devoir », a souligné M. Mouzalas.

    Les dirigeants des 50 pays présents au sommet se sont succédé à la tribune pour approuver « la déclaration de New York », en s'engageant à accueillir 360 000 réfugiés cette année, soit le double de l'année dernière.

    Le ministre grec a rappelé qu'il y a un an, l'Europe avait promis de relocaliser 33 000 migrants, mais que seules 3 500 personnes avaient été relocalisées depuis.

    « Nous avons besoin d'argent, de couvertures… mais ce n'est pas le meilleur moyen d'aider, de résoudre les problèmes, de sauver les réfugiés », a relevé le ministre.

    Il a salué l'accord sur les migrants conclu avec la Turquie, mais a critiqué sa trop lente mise en application, y compris par l'Europe.

    « On nous avait promis 400 experts du droit d'asile pour nous aider à traiter les demandes qui affluent. Il n'en est arrivé que 19 ! », a déploré M. Mouzalas.

    Il a rappelé par ailleurs que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon avait lancé le projet de « pacte mondial sur les réfugiés » incluant entre autres un mécanisme de répartition des réfugiés par pays d'accueil.

    « Malheureusement, cette question a été renvoyée à 2018 », a regretté le ministre grec.

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    ministre, crise migratoire, sommet, réfugiés, Assemblée générale des Nations unies, ONU, Union européenne (UE), Yannis Mouzalas, Ban Ki-moon, Athènes, Europe, Grèce, New York
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