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    Parapluie avec la symbolique de CDU

    «Sa politique menace le pays»: déçu, il quitte le parti de Merkel

    © AFP 2017 John Macdougall
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    Crise migratoire (automne-hiver 2016/17) (78)
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    Le Dr. Maximilian Krah, figure politique de Dresde, a quitté le groupe municipal de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) à cause d’un désaccord au sujet de la politique migratoire de la chef du parti et actuelle chancelière fédérale Angela Merkel.

    « Sa politique menace le pays », a déclaré le Dr. Maximilian Krah après avoir quitté le parti de la chancelière fédérale allemande Angela Merkel dans une interview accordée à Sputnik. Il estime ne plus pouvoir soutenir la plate-forme politique défendue par la chef de la CDU.

    Cette décision est d'autant plus surprenante que cet homme politique de 37 ans, avocat et père de cinq enfants, avait l'intention de se présenter aux élections législatives fédérales de 2017 en tant que membre de la CDU. Un projet qui tombe à l'eau.

    « J'ai été obligé d'admettre que je n'avais plus la possibilité de réaliser mes idées politiques et mes principes au sein de la CDU », explique l'avocat.

    La politique migratoire de Mme Merkel a joué un rôle décisif dans le choix de Maximilian Krah de quitter le parti de la chancelière. Il explique qu'il est sceptique depuis 2015 et qu'il avait déjà souligné les conséquences de l'arrivée des réfugiés.

    Quand Mme Merkel a refusé de changer sa politique suite à la défaite de la CDU au profit de la droite populiste Alternative pour l'Allemagne (AfD) aux élections dans le land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la patience de Maximilian Krah a atteint ses limites.

    Selon l'homme politique, cette politique laisse le champ libre aux migrants qui arrivent de manière incontrôlée en Allemagne et c'est une menace importante pour le pays.

    « Comme en France et en Belgique, il y aura la même chose. Nous verrons des quartiers isolés ethniquement parlant où les sociétés parallèles émergeront. Ces sociétés parallèles représentent un abri pour la criminalité organisée et l'extrémisme islamique », souligne l'ex-membre de la CDU.

    Tout le monde adopte des mécanismes pour restreindre les flux migratoires. L'Allemagne fait exception : « il suffit de gagner la frontière et de prononcer le mot "asile" — et on te laisse passer », indique l'avocat.

    Selon l'homme politique, le gouvernement allemand n'a pas de programme pour intégrer les migrants et le mécanisme d'expulsion n'existe pas. Dans cette situation, l'AfD est le seul parti qui a un programme concret et réalisable en matière de politique migratoire parmi les partis ayant une chance de changer la situation, conclut l'ex-membre de la CDU.

    Dossier:
    Crise migratoire (automne-hiver 2016/17) (78)

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    Tags:
    crise migratoire, migrants, réfugiés, Alternative pour l'Allemagne (AfD, parti populiste allemand), Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Allemagne, Angela Merkel, Europe, Belgique, France, Allemagne
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