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Situation en Syrie (automne 2016) (217)
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Apparemment, la destitution de Bachar el-Assad serait plus importante pour Washington que la sécurité de ses propres soldats…

Les États-Unis passent délibérément sous silence les attaques chimiques contre leurs troupes déployées en Irak, le « sujet tabou » étant pour eux associé avant tout au président syrien Bachar el-Assad, affirme Mikhaïl Oulianov, le directeur du département pour la non-prolifération et le contrôle des armements au sein du ministère russe des Affaires étrangères.

« De toute évidence, ils (les États-Unis, ndlr) n'ont aucune intention de détourner l'attention de la communauté internationale du gouvernement syrien, quitte à fermer les yeux sur des crimes perpétrés par Daech », a fustigé M. Oulianov.

À l'en croire, Washington s'abstient délibérément de « mettre ce sujet en avant ».

« J'espère que les récents événements, notamment la dernière attaque chimique contre les troupes américaines, forceront Washington à adopter une position plus claire là-dessus», a-t-il conclu.

Les terroristes de Daech ont recouru à plusieurs reprises aux armes chimiques à base de chlore en Irak et en Syrie pour attaquer les milices kurdes et l'armée irakienne.

La région d'Alep reste le théâtre de combats acharnés depuis plusieurs mois. Rappelons que la Russie et le gouvernement syrien ont lancé une opération humanitaire de grande envergure à Alep. Le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie a déjà ouvert plusieurs corridors humanitaires à l'intention des civils retenus en otage par les terroristes et des combattants ayant exprimé la volonté de déposer les armes.

Dossier:
Situation en Syrie (automne 2016) (217)

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Tags:
États-Unis, Irak, Etat islamique, terrorisme
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